Dakar et Abidjan dans l’attente de leur première ligne de transports urbains

Dakar va inaugurer en 2021, son train express régional. La même année Abidjan doit lancer les travaux de sa première ligne de métro de surface. 

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Le président sénégalais Macky Sall inaugure (symboliquement) la première section du train express régional d'une longueur de 36 km qui va relier Dakar à la ville nouvelle de Diamniadio, le 14 janvier 2019. (ALLATTIN DOGRU / ANADOLU AGENCY / AFP)

2021, va marquer les grands débuts des transports urbains en Afrique de l'Ouest. Après plus de 4 années de travaux, la mise en service du TER qui doit désengorger Dakar est annoncée pour le premier trimestre de 2021. D’une longueur de 36 km, ce premier tramway, va relier en 35 minutes, le centre de la capitale sénégalaise à la ville nouvelle de Diamniadio. Un second tronçon du TER, long de 18 km, partira de cette ville nouvelle dédiée aux affaires, vers l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).

Selon Abdou Ndéné Sall, directeur général de la Société nationale du Train express régional, le chantier achevé à 97% est en cours de certification, ce qui "doit apporter toutes les assurances relatives à la sécurité des installations fixes, du matériel roulant et des systèmes electriques."

Projet phare du président Macky Sall

Cette première section de 36 km traverse toute la grande banlieue de la capitale. Dans un avant-goût prometteur, le 15 janvier 2019, le train a circulé de manière expérimentale de la Gare de Diamniadio à la Gare de Dakar. Il aura fallu attendre deux années supplémentaires pour qu’il devienne réellement opérationnel.
D’une capacité de transport de 115 000 voyageurs par jour, le TER va jouer un rôle crucial dans la décongestion de capitale. Une ville d’environ 3 millions d’habitants, qui en comptera 5 millions à l’horizon 2030. Dakar à ce jour, abrite 25% de la population totale du pays, 50% de sa population urbaine et 87% des emplois permanents. Ce Tram doit permettre un début d’aménagement du territoire, en réduisant l’hypertrophie de la capitale.
La première phase du projet a été financée par la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, l’Agence française de développement, le Trésor français et le Sénégal pour un montant total d’environ 1 milliard d’euros. Une dizaine d’entreprises, essentiellement françaises, ont été parties prenantes de sa construction, de son système électrique, ainsi que de sa gestion. Les rames étant fournies par Alstom.

Futur métro d’Abidjan

Les entreprises françaises du secteur, engagées dans de nombreux pays du monde, sont également à l’honneur pour la future ligne 1 du métro d’Abidjan dont le coût devrait avoisiner les 1,5 milliard d’euros. Ce métro long de 37 kilomètres, desservira 18 stations, du nord (Station Anyama Centre) au sud (Station Aéroport) de la capitale ivoirienne.

A terme, cette ligne de métro sera capable de transporter 500 000 passagers par jour. C’est actuellement le projet de transport urbain le plus ambitieux d’Afrique subsaharienne. Ce projet d’ampleur nécessitera la construction de 24 ponts, 1 viaduc sur la lagune, 34 passerelles piétonnes et 8 passages souterrains. Le matériel roulant choisi, Alstom Métropolis (20 trains de 5 voitures), est équipé d’un système de contrôle automatique qui autorise une grande régularité des trains. La construction de la ligne 1 du métro doit débuter en 2021, avec la mise à disposition par l’Etat ivoirien de l’ensemble des terrains pour ce métro qui ne sera pas souterrain. Le défi de la mobilité urbaine, ne fait que commencer, il va se poser rapidement dans la plupart des grandes villes africaines.

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