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Côte d'Ivoire. Au moins 7 morts dans l'attaque d'une base militaire à Abidjan

Il s'agit de la deuxième attaque de ce type en 48 heures dans la capitale économique du pays.

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France Télévisions
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Un soldat raconte l'assaut dans le camp militaire d'Akouédo, à Abidjan (Côte d'Ivoire), lundi 6 août 2012. (ISSOUF SANOGO / AFP)

AFRIQUE - La violence revient à Abidjan. Six militaires ivoiriens et un assaillant ont été tués dans la capitale économique ivoirienne, lors d'une attaque menée tôt lundi 6 août contre un camp militaire, selon le ministre de la Défense. Les assaillants étaient en civil.

Un journaliste de l'AFP a compté dans la matinée quatre corps dans un bâtiment à l'entrée du camp d'Akouédo (nord d'Abidjan), dont la porte a été défoncée. Deux autres cadavres gisaient au sol, à un poste de garde et à une sortie du camp. Tous étaient en treillis.

Dans un communiqué, le chef de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, Bert Koenders, a indiqué que "le bilan provisoire de l'attaque est d'environ sept morts et une dizaine de blessés graves dans les rangs des FRCI", les Forces républicaines, c'est-à-dire l'armée ivoirienne.

Deuxième attaque en 48 heures

L'attaque a été lancée vers 3h30 (5h30 à Paris) sur la base militaire. Les tirs ont duré près de trois heures avant que l'armée ne reprenne le contrôle du secteur. Au passage, les assaillants auraient mis la main sur des armes et munitions de l'armurerie.

"Des ratissages et des battues sont en cours dans les villes et quartiers avoisinants pour pouvoir les dénicher", a annoncé le ministre de la Défense. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a dénoncé sur sa page Facebook les agissements des "commanditaires (de cette action), qui ne visent qu'à donner le sentiment que la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire est toujours précaire".

Il s'agit de la deuxième attaque de ce genre en 48 heures. Dans la nuit de samedi à dimanche 5 août, trois militaires ont été tués dans l'attaque d'un commissariat de police à Abidjan, relate Le Nouvel Observateur. Cette attaque, menée par une dizaine d'hommes armés de fusils d'assaut AK-47, s'est produite dans le quartier de Yopougon, théâtre de très violents combats l'an dernier lors de la brève guerre civile qui avait suivi l'élection présidentielle. Depuis, trouver des armes est presque à la portée de tous. Une kalachnikov se louerait 30 euros la journée dans les rues d'Abidjan.

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