VIDEO. Centrafrique : le président par intérim appelle les déplacés à regagner leurs domiciles

Michel Djotodia a lancé mardi, devant la presse, un nouvel appel à la paix, balayant toute idée de séparation du pays.

BERNARD APARIS / AITV - RFO

Les tensions intercommunautaires sont encore vives dans Bangui, la capitale centrafricaine, et la situation reste extrêmement précaire. Les patrouilles des soldats français et des troupes africaines ne suffisent pas pour calmer les haines entre musulmans et chrétiens de la ville. De nombreux incidents éclatent quotidiennement au cœur dans différents quartiers de la capitale.

Le président par intérim centrafricain Michel Djotodia a lancé, mardi 24 décembre, devant la presse, un nouvel appel à la paix, balayant toute idée de séparation du pays, prônée par un de ses conseillers, l'ancien ministre Abakar Sabone, proche de la Séléka. Il appelle les déplacés à regagner leurs domiciles : "Le gouvernement et les forces amies sont en train de prendre des mesures adéquates pour leur sécurisation ainsi que pour la restauration de la paix", a-t-il dit. Le président a par ailleurs annoncé l'interdiction de "toute marche illégale" dans la capitale

Mis en cause dans plusieurs incidents, le contingent tchadien de la force africaine en Centrafrique (Misca) va être redéployé au nord du pays et quittera prochainement Bangui. Michel Djotodia est arrivé au pouvoir en mars 2013, porté par la rébellion Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays).

Un camp de déplacés dan les environs de Bangui (Centrafrique), le 21 décembre 2013
Un camp de déplacés dan les environs de Bangui (Centrafrique), le 21 décembre 2013 (ANDREEA CAMPEANU / REUTERS )