Pour Hollande, l'opération en Centrafrique "ne doit rien coûter à la France"

L'Union européenne va financer l'intervention française à hauteur de 50 millions d'euros.

Des blindés français arrivent en Centrafrique depuis le Cameroun, le 6 décembre 2013.
Des blindés français arrivent en Centrafrique depuis le Cameroun, le 6 décembre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

A l'inverse de l'intervention française au Mali, celle menée depuis jeudi en Centrafrique ne devrait pas être très coûteuse pour les finances de l'Etat. François Hollande, interrogé samedi 7 décembre sur TV5, France 24 et RFI, estime même que la mission Sangaris en Centrafrique ne devrait "rien coûter à la France".

L'Union européenne a décidé d'y contribuer financièrement à hauteur de 50 millions d'euros. "Nous pensons qu'elle ne doit rien coûter à la France puisque je vous ai parlé d'un financement européen, a dit François Hollande. Ce sera dans le cadre d'une opération de maintien de la paix, donc ce sera le système des Nations unies qui prendra en charge les frais."

Au Mali, l'intervention aurait coûté "400 à 500 millions"

L'opération Serval au Mali, elle, aurait coûté "400 à 500 millions d'euros", selon François Hollande. "Tout cela peut paraître beaucoup quand on a des contraintes budgétaires, quand on demande des sacrifices aux Français, quand on renonce à certaines dépenses", admet-il. "Mais nous devons nous poser une question qui va au-delà de ces chiffres : quel est le rôle de la France ? ajoute-t-il. Elle doit être une puissance mondiale, donc assurer nos missions dans le monde correspond à l'idée que beaucoup de nos concitoyens se font de notre pays."

Lors du sommet des 19 et 20 décembre à Bruxelles, le président français compte poser à ses partenaires la question du financement des opérations de maintien de la paix ou de lutte contre le terrorisme. "Je leur dirai qu'il nous faut constituer un fonds financier qui permettrait de couvrir ces opérations", explique-t-il.