La Centrafrique vote l'abolition de la peine de mort

La loi doit encore être promulguée par le président de la République, Faustin Archange Touadéra.

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France Télévisions
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Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine Simplice Mathieu Sarandji (au centre), le 15 octobre 2021 à Bangui. (AFP)

Le résultat du vote a été annoncé sous les applaudissements. L'Assemblée nationale centrafricaine a voté vendredi 27 mai l'abolition de la peine de mort, dans un pays en guerre civile où la dernière exécution capitale remonte à 1981. La loi doit encore être promulguée par le président de la République, Faustin Archange Touadéra.

La Centrafrique, deuxième pays le plus pauvre du monde selon l'ONU, est ravagée depuis 2013 par une guerre civile qui a néanmoins considérablement baissé d'intensité depuis 2018. La Centrafrique rejoint la liste des pays africains qui ont aboli la peine de mort ces dernières années sur le continent, après le Tchad en 2020, et la Sierra Leone en 2021.

Pays d'environ 5,5 millions d'habitants à l'État de droit quasi-failli, la Centrafrique est ensanglantée par des décennies de guerres civiles, dont la dernière a commencé il y a 9 ans.

Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur la capitale Bangui. Le président Faustin Archange Touadéra avait alors appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie. Depuis début 2021, les forces centrafricaines et leurs alliés russes ont refoulé les rebelles d'une grande partie des territoires et villes qu'ils contrôlaient, sans toutefois pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l'autorité de l'Etat.

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