En visite en Centrafrique, François Hollande annonce la fin de l'opération Sangaris

Les militaires français, déployés dans le pays en décembre 2013, vont progressivement se désengager. 

Le président de la République, François Hollande, le 13 mai 2016 à Bangui (Centrafrique).
Le président de la République, François Hollande, le 13 mai 2016 à Bangui (Centrafrique). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine". Le président français François Hollande a effectué, vendredi 13 mai, une visite de quelques heures en Centrafrique pour parler du désengagement des troupes françaises et la reconstruction d'un pays ruiné.

"Je l'avais décidée au tout début de décembre 2013 parce que le chaos avait hélas saisi la Centrafrique et parce que des massacres s'y produisaient", a-t-il rappelé, avant le saluer "le courage exemplaire" des soldats. "Sangaris est une opération parfaitement réussie", a-t-il jugé. L'opération doit se terminer en décembre, au terme d'un désengagement progressif. De plus de 2 500 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n'en compte déjà plus que 650, selon l'entourage de Hollande. 

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts"

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts, toujours la zone du Sahel", mais aussi "la Syrie et l'Irak", a-t-il expliqué, ajoutant, "la France est toujours sous la menace terroriste""Mais la France est et sera toujours là" dans le cadre de la force de l'ONU (Minusca) et de la mission européenne, a-t-il assuré à son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

Le président français s'était déjà rendu dans le pays à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l'opération Sangaris venait de se déployer pour stopper des violences intercommunautaires. Aujourd'hui, "je reviens alors que la transition a réussi, la stabilité a été retrouvée", a affirmé le président français

Sa visite est également intervenue alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. "S'il y a des responsabilités, il n'y aura pas d'impunité", a-t-il répété.