DIRECT. Centrafrique : Hollande annonce une intervention "immédiate"

De violents combats ont éclaté, jeudi matin, dans la capitale centrafricaine, Bangui. Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise la France à intervenir militairement.

Des soldats patrouillent dans une rue de Bangui (Centrafrique), le 5 décembre 2013.
Des soldats patrouillent dans une rue de Bangui (Centrafrique), le 5 décembre 2013. (SIA KAMBOU / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Des violences entre miliciens chrétiens anti-balakas et ex-rebelles musulmans de la Séléka, désormais au pouvoir, ont fait plus de 100 morts, jeudi 5 décembre, dans la capitale centrafricaine, Bangui. Cinquante-quatre cadavres ont été retrouvés alignés dans une mosquée. Une cinquantaine de corps ont été recensés à la morgue de l'un des hôpitaux de la ville, et de nombreux autres cadavres jonchent les rues de la capitale, selon l'envoyé spécial de France 2, Nicolas Bertrand.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution autorisant la France à intervenir militairement au côté de la Misca, une force composée de soldats africains de plusieurs pays opérant en Centrafrique, dans le but de rétablir l'ordre et de stabiliser le pays. Le texte prévoit également un embargo sur les armes.

Quelque 600 soldats français sont aussi sur le terrain, dont 250 déployés dans Bangui. "Cet effectif sera doublé d'ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures", a déclaré François Hollande, jeudi, lors d'une allocution. Le président a précisé : "Cette intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer."

Le président centrafricain, Michel Djotodia, a décrété un couvre-feu qui entre en vigueur jeudi à 18 heures et court jusqu'à vendredi 6 heures.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CENTRAFRIQUE

22h25 : En ce milieu de soirée, voici ce qu'il faut retenir dans l'actualité. 

 François Hollande annonce ce soir une action militaire "immédiate" de la France pour aider à protéger la population et rétablir la stabilité en Centrafrique. Un peu plus tôt, l'ONU avait donné son feu vert aux forces françaises pour intervenir dans le pays en appui à une force panafricaine. 

• Deux casernes de gendarmerie ont été simultanément les cibles d'attentats. Il n'y a pas de blessés.


 Le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens est suspendu par la fédération du Var après ses propos sur les Roms.

La région Nord–Pas-de-Calais est été placée en vigilance orange pour cette nuit en raison de vents forts et d'un risque de submersions sur le littoral.

21h44 :  François Fillon et Alain Juppé apportent "pleinement" leur soutien à l'opération française en Centrafrique. Les deux anciens Premier ministre tenaient un meeting commun à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde). 

20h24 : "Les interventions de cette nature ont toujours eu une large adhésion de la France. Pourquoi est-ce que les Français ne seraient pas au rendez-vous?"

 Le ministre du Travail s'est dit convaincu que l'opération militaire en Centrafrique, annoncée par le président Hollande, aurait le soutien des Français et du Parlement, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'"une situation de politique intérieure" mais d'une question d'"humanité".

20h04 : A 20 heures, voici un point sur l'actualité de ce jeudi soir. 

 François Hollande annonce ce soir une action militaire "immédiate" de la France pour aider à protéger la population et rétablir la stabilité en Centrafrique. Un peu plus tôt, l'ONU avait donné son feu vert aux forces françaises pour intervenir dans le pays en appui à une force panafricaine.

Des braqueurs ont dévalisé un horloger de luxe à Paris : ils ont menacé le personnel de cette bijouterie, située rue Saint-Honoré, avec des armes de poing. Leur butin s'élèverait à 800 000 euros.

 Le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens est suspendu par la fédération du Var après ses propos sur les Roms.

• La région Nord–Pas-de-Calais est été placée en vigilance orange pour cette nuit en raison de vents forts et d'un risque de submersions sur le littoral.

19h53 :  Oui à l'intervention en Centrafrique. 

19h53 :  Remettons de l'ordre en France avant de s'occuper de l'Afrique...

19h53 :  Nous avons suffisamment de problèmes à régler chez nous avant d'aller s'occuper de ce qui se passe ailleurs. Quelle tristesse.

19h53 :  L'intervention de la France en Centrafrique vous fait réagir dans les commentaires. 

19h32 :  François Hollande a donc annoncé une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique. Voici, en vidéo, son intervention à l'issue d'un conseil restreint de défense à l'Elysée. 

 (FRANCE TELEVISONS)

19h26 :  François Hollande précise que "le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement dès la semaine prochaine".

19h23 :  François Hollande annonce une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique.

19h35 : "L'intervention sera rapide et n'a pas vocation à durer. Je suis sûr de son succès. J'en rendrai compte régulièrement aux Français."

 François Hollande a détaillé l'intervention française en Centrafrique à l'issue d'un conseil restreint de défense convoqué autour de lui l'Elysée.

19h20 :  François Hollande fait en ce moment une déclaration solennelle sur la Centrafrique à l'issue d'un conseil restreint de défense convoqué autour de lui à l'Elysée. Son intervention est à suivre ici

19h11 :  D'anciens membres de la Séléka patrouillent ce soir dans les rues de Bangui, nous rapporte Nicolas Bertrand, envoyé spécial sur place de France 2.  (NICOLAS BERTRAND / FRANCE 2)

18h27 :  Peut-on comparer "l'intervention de la France" en Centrafrique, avec celle du Mali (qui à mon sens a été justifiée et "bien" menée) ?

18h14 : Que faut-il retenir de l'actu de ce jeudi ? 



 L'ONU donne son feu vert aux forces françaises pour intervenir dans le pays en appui à une force panafricaine, quelques heures après un nouveau massacre interreligieux à Bangui.


Des braqueurs ont dévalisé un horloger de luxe à Paris : ils ont menacé le personnel de cette bijouterie, située rue Saint-Honoré, avec des armes de poing. Leur butin s'élèverait à 800 000 euros.

• #CHOMAGE Le taux de chômage a légèrement augmenté au troisième trimestre, atteignant 10,5% en métropole (10,9% avec l'outre-mer) après un trimestre de stabilisation, selon les données de l'Insee. Le chômage atteint son plus haut niveau en France depuis 1997.

18h03 :  En visite à Paris, le Premier ministre centrafricain demande "une intervention immédiate" de la France dans son pays. Voici sa déclaration. 





(EVN)

17h49 :  La Centrafrique ferme "jusqu'à nouvel ordre" sa frontière avec la République démocratique du Congo. 

18h00 :  Voici un point sur les dernières informations qui nous sont parvenues au sujet de la Centrafrique : 





L'ONU autorise les forces françaises à intervenir en Centrafrique en appui à une force panafricaine.




Un conseil de défense doit se réunir à 18 heures à l'Elysée autour de François Hollande. Au total, 1 200 soldats français vont se déployer en Centrafrique. Environ 250 militaires français patrouillent déjà dans les rues de la capitale, Bangui, pour assurer la sécurité des Français et "des points sensibles".




Des violences ont éclaté ce matin à Bangui, avant le vote à l'ONU. Elles ont fait au moins 105 morts, selon un bilan établi par l'agence Reuters et l'ONG Médecins sans frontières. Les anciens rebelles musulmans de la Séléka, qui contrôlent la capitale après le coup d'Etat du 24 mars, disent être tombés sous le feu de milices chrétiennes et de combattants restés fidèles au président déchu François Bozizé. 

17h20 :  Environ 1,3 million de personnes ont besoin d'une aide alimentaire en République centrafricaine en raison des troubles intérieurs, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. 

17h03 :  Les violences dans la capitale centrafricaine, Bangui, ont fait au moins 105 morts, selon un nouveau bilan établi par Reuters.

16h27 :  François Hollande réunit un conseil restreint de Défense à 18 heures, après le vote de l'ONU autorisant une intervention française en appui à la force africaine en Centrafrique.

16h22 :  Voici des images tournées par les reporters de France 3 dans les rues de Bangui ce matin. On peut y entendre les tirs et détonations d'armes lourdes qui sèment la confusion dans la capitale centrafricaine. (JEAN-YVES SERRAND ET JEAN-MARC SAVINEAU – FRANCE 3)

16h16 :  Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité de ses 15 membres un mandat aux forces françaises pour intervenir en République centrafricaine afin de rétablir la sécurité, en appui à une force panafricaine.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité impose un embargo d'un an sur les ventes d'armes à la Centrafrique.

16h13 :  Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise la force africaine et les troupes françaises en Centrafrique à faire usage de la force pour protéger les civils. 

16h12 :  L'ONU autorise une intervention française en appui à la force africaine en Centrafrique.

16h05 : Le point sur l'actu de ce jeudi après-midi : 




 Des combats dans la capitale, Bangui, ont fait au moins 23 morts et 64 blessés, selon l'agence Reuters. Par ailleurs, plus de 80 cadavres ont été découverts dans une mosquée et dans les rues de la capitale centrafricaine, selon des journalistes de l'AFP. Le Conseil de sécurité de l'ONU est sur le point de donner son feu vert à une intervention française, 1 200 soldats pourraient être mobilisés. 





 La proposition de loi UMP déposée par Xavier Bertrand pour donner aux maires le libre choix du temps scolaire dans les écoles a été rejetée à l'Assemblée nationale après un vif débat droite-gauche sur fond de grève nationale. Mais la mobilisation est en baisse



• #CHOMAGE Le taux de chômage a légèrement augmenté au troisième trimestre, atteignant 10,5% en métropole (10,9% avec l'outre-mer) après un trimestre de stabilisation, selon les données de l'Insee. Le chômage atteint son plus haut niveau en France depuis 1997.

15h53 :  A Bangui, la capitale, plus de 80 cadavres ont été découverts dans une mosquée et dans les rues, rapportent des journalistes de l'AFP.

15h35 :  Un point sur les  violences meurtrières qui ont éclaté dans la capitale centrafricaine : dans le seul hôpital communautaire de Bangui, l'ONG Médecins sans frontières recense 10 morts et 65 blessés, victimes de tirs ou d'armes blanches.


Ce bilan partiel, qui ne concerne que l'un des hôpitaux de la ville, laisse présager un nombre élevé de victimes dans cette nouvelle vague de violences dans un pays livré à l'anarchie. Pour mieux comprendre la situation, lisez cet article.

15h04 :  Oui à l'intervention de nos militaires pour les ressortissants français, mais une fois la paix rétablie ? 

15h03 :  Alors que le budget de l'armée est en baisse, que nos soldats sont souvent équipés avec des équipements au rabais (mauvais souliers, gilets pare-balles bas de gamme, etc...), que les salaires sont a minima, malgré leur mise à disposition constante, va-t-on partout s'immiscer ? Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il faut que l'Afrique se prenne un peu en charge.

15h03 :  Non à l'engagement de soldats français en Afrique ! Pas un soldat hors du Territoire national. Non au néocolonialisme. 

15h02 :  La France doit-elle intervenir en Centrafrique, où les affrontements mortels se multiplient ? Alors que Paris attend un vote à l'ONU pour déployer ses soldats, vous êtes partagés sur une éventuelle intervention armée dans les commentaires. 

14h45 :  Voici une photo prise par le reporter France 2, Nicolas Bertrand, qui se trouve actuellement à Bangui, la capitale centrafricaine, où ont lieu des affrontements mortels. On peut y voir un soldat congolais de la force d'intervention d'Afrique centrale patrouiller. 

(NICOLAS BERTRAND / FRANCE 2)

14h08 : L'essentiel de l'actu de ce début d'après-midi : 




 Des combats dans la capitale, Bangui, ont fait au moins 23 morts et 64 blessés ce matin, selon l'agence Reuters. Ces affrontements ont lieu quelques heures avant le vote à l'ONU sur une éventuelle intervention militaire. Selon le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, 1 200 soldats français participeront à cette opération.




 La proposition de loi UMP déposée par Xavier Bertrand pour donner aux maires le libre choix du temps scolaire dans les écoles a été rejetée à l'Assemblée nationale après un vif débat droite-gauche sur fond de grève nationale. Mais la mobilisation est en baisse




• #CHOMAGE Le taux de chômage a légèrement augmenté au troisième trimestre, atteignant 10,5% en métropole (10,9% avec l'outre-mer) après un trimestre de stabilisation, selon les données de l'Insee. Le chômage atteint son plus haut niveau en France depuis 1997.

13h48 : @anonyme Environ 1250 Français vivaient en Centrafrique avant le début de cette nouvelle crise politique et humanitaire. En mars déjà, quand les rebelles du Séléka ont renversé dans la violence le régime du président Bozizé, une centaine de ressortissants Français ont quitté le pays. 


A l'heure actuelle, il n'y a pas de rapatriement organisé par la France. Mais des soldats de l'armée française ont été déployés à Bangui pour protéger nos ressortissants. Par ailleurs, Paris "déconseille formellement" les voyages en Centrafrique.

13h45 :  Savez-vous combien de Français vivent en Centrafrique ? Et si un éventuel rapatriement est envisagé par la France ? Merci. 

13h40 :  Le président Djotodia décrète un couvre-feu dans la capitale centrafricaine, Bangui, de 18 heures à 6 heures du matin.

13h26 :  Huit morts et 65 blessés dans un hôpital de Bangui après des tirs, selon Médecins sans frontières. 

13h06 : Terreur, viols, coups de machette...  Les populations civiles prises dans les combats entre les miliciens chrétiens et les ex-rebelles musulmans de la Séléka témoignent de la barbarie qui règne actuellement en Centrafrique. Retrouvez ici leurs témoignages.   (SIA KAMBOU / AFP)

12h42 :  "Ces (250) soldats se sont déployés pour sécuriser nos ressortissants et des points sensibles et de regroupement", à Bangui, capitale de la Centrafrique, où des combats ont éclaté, indique le porte-parole de l'état-major des armées françaises. 
 Au total, quelque 600 hommes ont pour l'instant été déployés par l'armée française en Centrafrique

12h39 :  "Un peu plus de 250 militaires" français sont déployés dans Bangui pour assurer la sécurité des ressortissants français et "des points sensibles" de la capitale centrafricaine, selon le porte-parole de l'état-major des armées françaises. 

12h28 :  Les accrochages qui ont éclaté dans la nuit à Bangui continuent, affirme un porte-parole de l'armée française. 

12h22 : Alors que des tirs ont fait au moins 23 morts et 64 blessés dans la capitale Bangui, la France attend cet après-midi le feu vert de l'ONU pour intervenir en Centrafrique. Soutenez-vous l'intervention française pour rétablir la paix en Centrafrique ? C'est notre question du jour, votez ici.  

Pour en savoir plus sur ce qu'il se passe en Centrafrique, voici un article qui vous résume tout

12h06 : Déjà midi, voici ce qu'il faut retenir de la matinée : 

 Les combats de ce matin dans la capitale Bangui ont fait au moins 23 morts et 64 blessés, selon l'agence Reuters. Selon le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, quelque 1 200 soldats français participeront à l'intervention dans le pays, après le vote d'une résolution à l'ONU, prévu cet après-midi.



Plus de 40% des professeurs des écoles sont en grève aujourd'hui, selon le syndicat d'enseignant SNuipp-FSU, alors qu'une proposition de loi UMP pour laisser un "libre choix" aux maires dans l'aménagement des rythmes scolaires est discutée à l'Assemblée.

Le taux de chômage a légèrement augmenté au troisième trimestre, atteignant 10,5% en métropole (10,9% avec l'outre-mer) après un trimestre de stabilisation, selon les données de l'Insee. Le chômage atteint son plus haut niveau en France depuis 1997.

11h57 : Les combats dans la capitale Bangui ont fait au moins 23 morts et 64 blessés, selon l'agence Reuters. 

11h56 : Je vous conseille de lire l'article de mon collègue Gaël Cogné, qui propose une séance de rattrapage et répond à neuf questions essentielles sur la situation dans ce pays.

11h56 : Bonjour, que se passe-t-il exactement en Centrafrique ?

11h20 : Voici des précisions sur les victimes des combats de ce matin à Bangui. Selon Médecins sans frontières, il y a des "blessés par balle, par arme blanche" et des "polytraumatisés", probablement des personnes qui ont lourdement chuté en fuyant leurs quartiers dans la panique.

10h53 :  Les blessés ont été conduits à l'hôpital communautaire de Bangui, où Médecins sans frontières a dépêché une équipe médicale et chirurgicale, précise le chef de la mission de l'ONG en Centrafrique, Sylvain Groulx. MSF indique ne pas pouvoir donner de bilan précis dans l'immédiat.