Centrafrique : trois casques bleus burundais tués par "des combattants armés non identifiés", selon l'ONU

Les attaques se sont produites à Dékoa et Bakouma (sud), a précisé l'ONU dans un communiqué.

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Des voyageurs font demi-tour sur une route de Boali, en Centrafrique, le 22 décembre, en raison de violences entre groupes armés et forces centrafricaines. (ALEXIS HUGUET / AFP)

Trois casques bleus burundais ont été tués en Centrafrique par des "combattants armés non identifiés", a annoncé vendredi 25 décembre l'ONU. Des élections présidentielle et législatives doivent se tenir dimanche 27 décembre dans le pays.

"Trois casques bleus du Burundi ont été tués et deux autres blessés à Dékoa" (centre), a précisé l'ONU, en condamnant des attaques menées par "des combattants armés non identifiés". Ces attaques interviennent alors que la coalition de groupes rebelles, à l'offensive depuis une semaine contre le gouvernement centrafricain, a rompu vendredi son cessez-le-feu. 

55 000 personnes ont fui le pays par crainte de violences

Jeudi 24 décembre, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), avait été renforcée par l'arrivée de 300 casques bleus pour "sécuriser les élections", selon l'ONU. Au total, environ 11 500 casques bleus, vont tenter d'assurer la sécurité des élections présidentielle et législatives, pour préserver un semblant d'ordre constitutionnel. Selon le décompte de l'organisation mondiale, plus de 55 000 personnes ont fui le pays, par crainte de la présence de groupes armés

La tenue des élections en Centrafrique, un pays ravagé par la guerre civile et au territoire encore contrôlé aux deux tiers par des groupes armés est un enjeu majeur pour le président sortant Faustin-Archange Touadéra, grand favori, et la communauté internationale.

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