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Centrafrique : une dizaine de blindés français devant l'aéroport de Bangui

Les incidents se multiplient dans la capitale du pays. Des tirs provoquent la fuite de centaines de personnes.

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France Télévisions
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Un convoi de troupes françaises en route pour Bangui, la capitale de la Centrafrique, le 24 décembre 2013. (ANDREEA CAMPEANU / REUTERS )

Les incidents se multiplient à Bangui, la capitale de la Centrafrique, alors que depuis trois semaines, les violences interreligieuses ont fait près d'un millier de morts dans le pays. Les exactions de l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, et les attaques des anti-balaka, essentiellement chrétiens, se poursuivent.

Mercredi 25 décembre, en milieu de matinée, des tirs nourris ont éclaté dans le secteur de l'aéroport, à proximité du centre de déplacés Don Bosco, selon un témoin. Les belligérants impliqués n'étaient pas clairement identifiés. Les tirs ont baissé d'intensité, mais la situation était tendue dans le secteur.

Des blindés français devant l'aéroport

Dans l'après-midi, des tirs dans les quartiers voisins ont provoqué la fuite de centaines de personnes. Alors que ces tirs, d'origine indéterminée, se sont intensifiés à proximité, les blindés français se sont déployés vers 16h15 devant l'entrée de l'aéroport, où sont basées les forces françaises de l'opération Sangaris et africaine de la Misca. Les tirs d'armes automatiques, notamment de mitrailleuse lourde, ne visent apparemment pas l'aéroport, mais se déroulent à peine à un kilomètre, dans les quartiers voisins.

Les rues et grandes avenues de Bangui se sont vidées, y compris dans le centre-ville. Des tirs et des détonations pouvaient être entendus par intermittence dans de nombreux quartiers, y compris à proximité du centre-ville, provoquant la peur parmi les habitants cloîtrés chez eux.

Le contingent tchadien redéployé

Par ailleurs, la Misca, la force africaine présente en Centrafrique, a décidé le redéploiement dans le nord du pays de son contingent tchadien, pointé du doigt après différents accrochages.

Des soldats du contingent tchadien de la force africaine en Centrafrique, le 19 décembre 2013. (IVAN LIEMAN / AFP)

"Tout le contingent tchadien va être envoyé pour sécuriser le Nord dans les prochains jours", a annoncé  le lieutenant-colonel Ndong Toutoune, un porte-parole de la Misca, la force africaine en Centrafrique. Ce contingent, 850 hommes sur les 4 000 au total de la Misca, est mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui et accusé de complicité avec l'ex-rébellion Séléka.

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