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Centrafrique : plus de 600 morts et 159 000 déplacés en une semaine, selon l'ONU

Une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

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Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 15 mars 2013, à Montauban (Tarn-et-Garonne). (PASCAL PAVANI / AFP)

Plus de 600 morts et 159 000 déplacés : une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a par ailleurs annoncé la mort de 27 musulmans, tués la veille dans un village dans l'ouest du pays.

Les violences se sont intensifiées, a admis le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ce même jour : "La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a-t-il déclaré devant les troupes de l'opération Sangaris.   

Jean-Yves Le Drian, en déplacement pour deux jours en Centrafrique, a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes". Il a rappelé aux 1 600 Français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

Vingt-sept villageois musulmans tués dans l'Ouest

Jeudi, 27 musulmans ont été tués par des milices d'autodéfense chrétiennes, dites "anti-balakas", dans un village de l'ouest de la République centrafricaine, Bohong, a annoncé vendredi à Genève une porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. Ravina Shamdasani a à son tour décrit "un cercle d'attaques et de représailles continues".

Dans la capitale, Bangui, la vie quotidienne reprend peu à peu, avec, notamment, l'ouverture des banques. Mais des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans certains quartiers. Ils témoignent de la tension persistante, huit jours après le début de l'intervention de l'armée française pour tenter de sécuriser un pays livré au chaos. 

Environ 110 000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps à Bangui, dans des conditions très précaires, aggravées par les trombes d'eau déversées jeudi soir par de violents orages.

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