Centrafrique : Emmanuel Macron condamne "les tentatives de déstabilisation" du pays par des groupes armés

Des avions français ont effectué une mission de survol à la demande du président centrafricain.

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Un véhicule de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique, patrouille à Bangui, le 22 décembre 2020. (ALEXIS HUGUET / AFP)

Les tensions en République centrafricaine inquiètent la France. Emmanuel Macron s'est entretenu avec le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, mercredi 23 décembre. Il a "condamné" l'action des groupes armés, qui menacent la tenue des élections présidentielle et législative dimanche, et a qualifié les attaques de ces  groupes de "tentatives de déstabilisation", selon le communiqué de l'Elysée.

"Le président de la République a condamné les tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont M. François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections selon le calendrier prévu et soutenu par la communauté internationale", écrit la présidence française.

Macron salue la "fermeté" des Casques bleus

Emmanuel Macron a aussi "salué" la "réponse de fermeté" des Casques bleus de la Minusca, la mission de l'ONU dans le pays, qui ont repris mercredi la quatrième ville du pays, Bambari, aux rebelles, qui s'en étaient emparés la veille.

L'Elysée indique qu'Emmanuel Macron, à la demande de son homologue centrafricain, "a ordonné la réalisation d’une mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse", mercredi. Une mission qui "marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays."

Plusieurs groupes armés opposés au pouvoir en place ont lancé des attaques depuis la semaine dernière. Le gouvernement a accusé le 19 décembre de "tentative de coup d'Etat" l'ex-président François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée en raison de sanctions de l'ONU.

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