Calme précaire en Centrafrique

Le temps est comme suspendu en Centrafrique. L'intervention de l'armée française a, semble-t-il, calmé les esprits, mais la vie n'a pas encore repris un cour normal. A Bossangoa, la grande ville du nord-ouest, catholiques et musulmans vivent dans des camps séparés.

Patrouille française dans la banlieue de Bangui, le 14 décembre 2013.
Patrouille française dans la banlieue de Bangui, le 14 décembre 2013. (AFP/Fred Dufour)
40.000 chrétiens d'un côté, 7000 musulmans de l'autre. Les uns se sont réfugiés autour de l'archevêché de la ville, les autres dans la cour d'une école. Une situation qui dure depuis le mois de septembre et le début des exactions.

La sécurité est revenue, les vivres ne manquent pas. Mais la concorde nationale n'est pas pour demain. Dans ce pays où catholiques et musulmans vivaient ensemble, où les mariages inter-confessionnels étaient courants, aujourd'hui on se méfie de l'autre.

Les militaires français multiplient les patrouilles dans les deux camps. Cela semble efficace pour stopper les tueries. Mais les soldats ne peuvent arrêter ni les rumeurs ni les rancoeurs.
De source gouvernementale française, des pays européens comme la Belgique ou la Pologne, mais aussi l'Allemagne ou le Royaume-Uni pourraient venir épauler la France.