Zones à risques : un tourisme qui fait polémique

De l'émotion après la libération des deux otages français au Burkina Faso, mais également la polémique. Les deux Français ont-ils sous-estimé les zones à risques ? Le ministre des Affaires étrangères a appelé les touristes et agences à la prudence.

Beaucoup de voyageurs français sont en quête d'aventure, loin du tourisme de masse. Comme en Mauritanie (Afrique de l’Ouest), zone sous haute surveillance. Là-bas, les touristes sont encadrés par quatre brigades de gendarmerie. À bord du train qui traverse le Sahara, les touristes ne pensent pas au risque terroriste. "À partir du moment où le circuit a été ouvert, c'est qu'il y a de la sécurité, ça fera des souvenirs", sourit une touriste française.
Comment évaluer alors les risques ? Toutes les informations sont sur le site du ministère des Affaires étrangères, avec en rouge, les zones formellement déconseillées.

Le Drian appelle à la prudence

Le Quai d'Orsay ne peut rien interdire, mais Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, a demandé de la prudence. "Je souhaite vivement qu'après cet exemple, non seulement les Français qui veulent se rendre dans ces zones, mais aussi les voyagistes prennent en considération intrinsèquement le conseil qui est donné par le Quai d'Orsay", a-t-il martelé sur le tarmac de Villacoublay (Yvelines).
Philippe Gloaguen, directeur du guide du Routard, a décidé de retirer ses exemplaires sur l'Afrique de l'Ouest il y a dix ans, il explique pourquoi : "Beaucoup de voyageurs ont cette bêtise de dire 'moi je n'accepte pas le tourisme de masse, je vais dans des endroits où personne ne va', avec des conséquences désastreuses."
Certaines agences doivent maintenant gérer les inquiétudes des voyageurs. Elles assurent respecter à la lettre les recommandations du Quai d'Orsay.

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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d\'une réunion du G7 à Dinard (Ille-et-Vilaine), le 6 avril 2019.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d'une réunion du G7 à Dinard (Ille-et-Vilaine), le 6 avril 2019. (STEPHANE MAHE / AFP)