DIRECT. Burkina Faso : le chef des putschistes veut "faire partir" l'armée de Ouagadougou

Le général Gilbert Diendéré a déclaré être en discussions avec les chefs de l'armée du pays pour "faire partir" les unités de province arrivées dans la nuit dans la capitale.

Des troupes du RSP dans les rues de Ouagadougou, le 20 septembre 2015. 
Des troupes du RSP dans les rues de Ouagadougou, le 20 septembre 2015.  (JOE PENNEY / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

Discrète jusque-là, l'armée burkinabée fait désormais pression sur les putchistes pour obtenir leur reddition. Elle est entrée sans résistance, dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 septembre, dans Ouagadougou, où elle négocie avec les membres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Une situation potentiellement explosive au Burkina Faso, que vous fait suivre en direct francetv info. 

 Le chef des putschistes veut faire partir l'amrée de la capitale. Le général Gilbert Diendéré, a déclaré à l'AFP être en discussions avec les chefs de l'armée du pays pour obliger les unités à quitter Ouagadougou.

Soutien populaire. Lors de son avancée en province, l'armée a été encouragée par les habitants, ont signalé plusieurs témoins qui ont croisé les militaires sur les routes en provenance de l'Ouest et de l'Est.

Le RSP redéployé. Le centre-ville de la capitale s'est vidé à l'annonce de l'approche de l'armée, tandis que le RSP avait positionné des véhicules autour d'un de ses camps dans le centre et à quelques points stratégiques dans la zone excentrée de la présidence.

Le président réfugié à l'ambassade de France. Par ailleurs, Michel Kafando, le président des institutions de transition du Burkina Faso, placé en résidence surveillée par les putschistes, a été exfiltré et accueilli à la résidence de l'ambassadeur de France en début de soirée. Le Premier ministre, Isaac Zida, a également été libéré.

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00h04 : Selon le général Diendéré, leader du coup d'Etat au Burkina Faso, la Cedeao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) a obtenu des putschistes qu'ils soient "cantonnés" dans leurs casernes. Ses hommes vont "remettre l'armement dans les magasins" assure le militaire. "Les autres [armée loyaliste] qui sont venus de l'intérieur du pays doivent reculer de 50 km" avance-t-il à l'AFP.

23h54 : "Kafando c'est déjà acté. Les chefs d'Etat [de la Cédeao, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] arrivent demain [à Ouagadougou] pour le remettre en selle. Théoriquement, c'est moi qui vais les accueillir demain [à l'aéroport] et Kafando les raccompagnera après."

Dans un entretien avec l'AFP, le général Diendéré, auteur du coup d'Etat au Burkina Faso, qui a écarté du pouvoir le président par intérim Michel Kafando, annonce un retour du chef de l'Etat aux manettes. Demain, après la visite de plusieurs chefs d'Etats venus pour mener une médiation, Kafando sera "remis en selle" d'après le militaire putschiste.

00h05 : Le président burkinabé de transition Michel Kafando, libéré hier par les putschistes, va être "remis en selle" demain, selon le général Diendéré, leader du coup d'Etat au Burkina Faso.

21h26 : La tension reste vive à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Les unités "loyalistes" de l'armée burkinabè affirment avoir "les moyens" d'attaquer les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dans un communiqué signé des "chefs de corps de l'armée". "Si depuis longtemps cela n'a pas été fait, c'est parce que les militaires ont mis en avant la sécurité des populations" avance le document.



(SIA KAMBOU / AFP)

17h54 : "Les éléments de l'armée n'ont jamais décidé d'attaquer qui que ce soit. C'est dans ces dispositions que nous sommes pour éviter tout affrontement, car ce serait stupide et ridicule d'en arriver là"


Le chef d'état-major des armées du Burkina Faso, le général Pingrenoma Zagre, souhaite "éviter tout affrontement" avec les putschistes, auteurs du coup d'Etat du 17 septembre.

17h30 : La télévision burkinabée a cessé d'émettre depuis 13h33, heure locale, selon RFI. Les employés, accusés d'être à la solde des putschistes, auraient reçu des menaces. La direction leur a donc recommandé de ne pas se rendre au travail.

14h48 : Chérif Sy, président du Conseil national de transition, a pris un décret afin de dissoudre le Régiment de sécurité présidentiel (RSP), à l'origine du putsch contre son gouvernement. "Difficile de savoir quelle légalité et quel poids peut avoir un tel document", commente RFI.

14h16 : Le chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré dément toute désertion dans ses rangs, mais selon plusieurs sources, des membres de son RSP se sont rendus à l'armée loyaliste.

14h11 : La capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est divisée entre les putschistes et l'armée, entrée la nuit dernière dans la ville. Le Premier ministre de transition a été libéré par les putschistes. En retour, leur chef, le général Diendéré, exige le retrait de l'armée massée dans les faubourgs de la capitale.

(FRANCE 3)

13h03 : Le général Diendéré, à la tête des putschistes, conserve les commandes de la junte et affirme être prêt à se défendre, si l'armée loyaliste attaque.

12h32 : C'est la fin de l'ultimatum posé aux putschistes du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) par l'armée loyaliste. Les rues de Ouagadougou se vident de leur population, indique une journaliste sur Twitter.

11h41 : Dans vingt minutes, l'ultimatum des soldats loyalistes arrive à son terme. Ils demandent aux manifestants de rester chez eux, en vue d'un assaut contre les putschistes, indiquent des sources sur Twitter.

11h33 : L'Union européenne appelle les putschistes à "déposer inconditionnellement les armes".

11h01 : Retour à Ouagadougou où la tension monte à quelques heures de la fin de l'ultimatum lancé aux putschistes par l'armée. Selon RFI, les forces loyalistes encerclent la ville. Selon un journaliste de Canal+, les putschistes sont eux postés devant des lieux stratégiques.

09h50 : Alors que les putschistes veulent faire partir l'armée de Ouagadougou, les officiers loyalistes ont lancé un ultimatum. Les putschistes doivent déposer les armes avant 10 heures locales (12h en France).

09h41 : Le ton monte à Ouagadougou. Le chef putschiste Diendéré veut "faire partir" l'armée de la capitale. Les deux camps négocient depuis ce matin.

07h59 : Le Premier ministre Zida a été libéré par les putschistes, signalent des sources concordantes. Il était retenu depuis mercredi dernier.

06h22 : Retour à Ouagadougou. Hier au soir, le président par intérim Michel Kafando, arrêté pendant le putsch puis placé en résidence surveillée, a trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur de France. Ce dernier le confirme sur Twitter.