Burkina Faso : après le coup d'Etat, le général porté au pouvoir promet des élections "rapidement"

Les militaires ont tiré pour disperser les manifestants à Ouagadougou. Au moins trois personnes sont mortes et une soixantaine ont été blessées.

Dans une rue de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 17 septembre 2015.
Dans une rue de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 17 septembre 2015. (AHMED OUOBA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Nommé à la tête du Burkina Faso par les putschistes, jeudi 17 septembre, après la prise en otage du président, du Premier ministre et de deux ministres la veille, le général Gilbert Diendéré a promis d'organiser "rapidement" des élections. Francetv info revient sur les informations essentielles à savoir sur cette situation. 

Trois morts et 60 blessés recensés dans le principal hôpital de Ouagadougou. C'est ce qu'a indiqué à l'AFP une source médicale. Le président du parlement intérimaire du Burkina Faso a, lui, évoqué "pas moins de six morts" sur RFI. Les militaires postés devant le palais présidentiel n'ont pas hésité à tirer pour disperser les manifestants hostiles au coup d'Etat.

Le président et trois membres de l'exécutif toujours retenus en otage. Le général Diendéré a assuré que le président et les membres de l'exécutif encore détenus par ses troupes seraient "libérés", sans plus de précisions.

L'homme fort des putschistes promet des élections "rapidement". "Nous n'avons pas l'intention de nous éterniser", assure, à l'AFP, Gilbert Diendéré. L'ex-bras droit de Blaise Compaoré, l'ancien président balayé du pouvoir par la rue, en octobre 2014, a été nommé président du nouveau Conseil national de la démocratie (CND) par les putschistes. Les élections présidentielle et législatives devaient bien avoir lieu début octobre dans ce pays de 17 millions d'habitants.

 Les institutions "dissoutes" par un Comité militaire. Les putschistes ont en outre décrété un couvre-feu nocturne, ainsi que la fermeture des frontières terrestres et aériennes.

La France appelle ses ressortissants à la prudence. Le ministère des Affaires étrangères français a appelé sur son site internet, jeudi 17 septembre, les Français résidant à Ouagadougou de "rester confinés à leur domicile""Des troubles importants se déroulent en ce moment à Ouagadougou", indique le site, qui conseille aussi "aux voyageurs de reporter tout projet de voyage au Burkina Faso". 

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21h55 : Le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, est attendu demain à Ouagadougou (Burkina Faso), où des putschistes ont renversé les autorités de transition.

18h31 : Au moins trois personnes ont été tuées et une soixantaine d'autres blessées dans des affrontements survenus à Ouagadougou (Burkina Faso), après le coup d'Etat. Un proche de l'ancien président Blaise Compaoré a été placé à la tête d'un "conseil national pour la démocratie".

16h39 : "Je n'ai pas eu de contact avec Blaise Compaoré." Le général Gilbert Diendéré, qui a pris le pouvoir au Burkina Faso après un coup d'Etat, a répondu aux questions de France 24.

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15h47 : Le journaliste Gaël Cogné est à Yalgado, le principal hôpital de Ouagadougou. Suivez notre direct, ici.

15h56 : Une personne est morte dans des affrontements à Ouagadougou, après le coup d'Etat. Environ 60 blessés ont été transportés dans le principal hôpital de la ville.

13h39 : "J'appelle ces groupes à cesser immédiatement leur action."

François Hollande a "fermement" condamné le coup d'Etat au Burkina Faso, affirmant qu'"il ne peut pas y avoir de légalité avec des putschistes".

13h35 : "Les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la Nation et réunies au sein du Conseil national de la démocratie (CND) ont décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition." C'est par ces mots que le lieutenant-colonel Mamadou Bamba a annoncé le coup d'Etat qui a eu lieu ce matin au Burkina Faso, lors d'une intervention télévisée.



(REUTERS / EVN)

13h18 : Le président de transition, Michel Kafandon, et son Premier ministre, qui sont retenus en otage, "vont bien et seront relâchés". Jeune Afrique s'est entretenu avec le général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes qui ont pris le pouvoir à Ouagadougou.

12h58 : Des tirs se font entendre à Ouagadougou, selon plusieurs journalistes sur place. Le journaliste Gaël Cogné est auprès des manifestants qui exhibent des douilles.

12h37 : J'étais au Burkina la semaine dernière, et le peuple burkinabé veut un vrai changement. La colère de ce peuple face à ces événements risque de produire une tragédie. Diendere ce n'est pas le changement, c'est la force des armes. Grande colère !

12h37 : Dans les commentaires, @anonyme, qui revient du Burkina Faso, s'indigne de la nomination du général Gilbert Diendéré à la tête du pays.

12h36 : "Des troubles importants se déroulent en ce moment à Ouagadougou. Il est recommandé aux Français présents à Ouagadougou de rester confinés à leur domicile", affirme le ministère des Affaires étrangères sur son site. Le gouvernement conseille aussi "aux voyageurs de reporter tout projet de voyage au Burkina Faso". Suivez la situation en direct.

12h26 : Le Quai d'Orsay appelle les Français sur place à rester chez eux.

12h15 : Les putschistes qui ont renversé les autorités de transition du Burkina Faso ont nommé le général Gilbert Diendéré à la tête du Conseil national de la Démocratie, le nouveau pouvoir mis en place, indique l'instance dans un communiqué. Gilbert Diendéré est l'ancien chef d'état-major de l'ex-président Blaise Compaoré. Un couvre-feu est instauré de 19 heures à 6 heures, et les frontières terrestres et aériennes sont fermées jusqu'à nouvel ordre, selon ce communiqué. Suivez notre direct, ici.

12h12 : Le général Gilbert Diendéré, un proche de l'ex-président Compaoré, a été nommé à la tête du pays.

11h22 : L'Elysée "condamne fermement le coup d'Etat qui a eu lieu au Burkina Faso", après qu'un militaire a annoncé à la télévision la destitution du président de transition, Michel Kafando, et la dissolution de son gouvernement. Dans un communiqué, François Hollande "appelle à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral".

10h55 : La chef de la diplomatie européenne appelle à la "libération immédiate" du président et des membres du gouvernement du Burkina Faso retenus en otage depuis hier par des militaires d'un régiment d'élite. "Les développements au Burkina Faso (...) mettent en péril la transition et la voie vers les élections du 11 octobre prochain", explique Federica Mogherini.

10h42 : Des tirs ont été régulièrement entendus dans la matinée à Ouagadougou (Burkina Faso), après la "dissolution" des institutions transitoires par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle. En dehors du centre-ville, les rues restent animées, selon un journaliste sur place.

10h16 : Les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui ont pris en otage le président burkinabé hier, ont annoncé ce matin avoir "dissous" les institutions de transition. Ils promettent d'engager "une large concertation (...) pour former un gouvernement" et "aboutir à des élections inclusives et apaisées". Nous allons suivre l'évolution de la situation en direct.

09h42 : Un MILITAIRE BURKINABÉ ANNONCE À LA TÉLÉVISION LA DESTITUTION DU PRÉSIDENT ET LA DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT TRANSITOIRE.

08h52 : Tentative de coup d'Etat ou mutinerie ? A moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale au Burkina Faso, des militaires retiennent en otage le président intérimaire du pays et son Premier ministre, à Ouagadougou. Francetv info fait le point sur la situation.