Cet article date de plus de quatre ans.

Burkina Faso : comment les étudiants ont accueilli le discours d'Emmanuel Macron ?

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Burkina Faso : comment les étudiants ont accueilli le discours d'Emmanuel Macron?
FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

En visite au Burkina Faso ce mardi 28 novembre, Emmanuel Macron a prononcé un discours devant les étudiants de l'université de Ouagadougou. Un discours qui se voulait apaisant, humble, très différent du discours de Dakar (Sénégal) de Nicolas Sarkozy. Plus de précisions avec notre envoyé spécial, Jeff Wittenberg.  

"Il y a dix ans, à Dakar (Sénégal), Nicolas Sarkozy avait estimé que l'homme africain n'était pas assez entré dans l'Histoire, ce qui avait heurté à la fois son auditoire et beaucoup de monde en Afrique", rappelle le journaliste Jeff Witttenberg en direct de Ouagadougou (Burkina Faso). "Donc Emmanuel Macron a voulu prendre le contrepied de cette phrase et de cette philosophie aujourd'hui : 'L'Afrique n'a personne à rattraper', voilà comment il a conclu son discours, et d'une façon générale, on a senti que le président français voulait vraiment tourner la page du passé dans les relations entre la France et l'Afrique, même s'il ne faut pas oublier l'Histoire', dit-il".

"Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire"

"Je suis d'une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre Histoire", a notamment déclaré le président, ajoutant : "Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire, quelles sont les règles de l'état de droit, mais où, partout, on encouragera celles et ceux qui en Afrique veulent prendre leurs responsabilités". Et le journaliste de conclure : "Les échanges ont été un peu vifs, un peu rudes et parfois un peu professoraux, mais à l'applaudimètre, on peut dire qu'il a plutôt gagné son pari."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.