Burkina Faso : au moins 16 personnes priant dans une mosquée ont été tuées lors d'une attaque

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés jihadistes.

La police à Ouagadougou (Burkina Faso), le 13 août 2017.
La police à Ouagadougou (Burkina Faso), le 13 août 2017. (REUTERS TV / REUTERS)

Une attaque contre des fidèles qui priaient vendredi 11 octobre au soir dans une mosquée a fait au moins 16 morts dans le nord du Burkina Faso"Des individus armées ont attaqué la grande mosquée de Salmossi [à une vingtaine de km de Gorom-Gorom, une des grandes villes du Nord] entre 19h00 et 20h00, faisant au moins 16 morts", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire. "13 personnes sont mortes au cours de l'attaque et 3 autres ont succombé quelques heures après", a-t-elle ajouté. "Deux autres blessés sont dans un état critique." Les victimes sont "des musulmans qui étaient en prière au sein de la grande mosquée", selon un habitant de Gorom-Gorom.

Un millier de manifestants contre le "terrorisme"

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique. Après cette nouvelle attaque, qui n'a pas encore été revendiquée, un millier de personnes se sont rassemblées samedi dans la capitale, Ouagadougou, pour "dénoncer le terrorisme et la présence de bases militaires étrangères en Afrique". "Armée française et forces étrangères on n'en veut pas", "Armée française hors du Burkina Faso" et "forces étrangères hors d'Afrique", ont scandé les participants réunis à la bourse du travail en raison d'une interdiction de manifester en ville.