Otages français libérés au Burkina Faso : le parc de la Pendjari n'était pas en zone rouge

Au lendemain du retour des deux ex-otages sur le sol français, une polémique demeure : celle de la question de leur imprudence, clairement évoquée par le ministre des Affaires étrangères.

FRANCE 2

Les deux ex-otages français, enlevés au Bénin le 1er mai dernier, ont-ils réellement commis une faute en partant en vacances dans le parc national de la Pendjari ? C'est en tout cas ce que laissait penser samedi 11 mai le ministre des Affaires étrangères. Pourtant, le jour de leur enlèvement, la zone dans laquelle se trouvait leur hôtel était seulement en zone orange, c'est à dire déconseillée aux touristes. Mais la voiture de leur safari a, elle, été retrouvée à deux kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso, dans une zone belle et bien classée rouge.

Un appel à la responsabilité

Ce n'est qu'après leur enlèvement que le Quai d'Orsay a classé tout le parc de la Pendjari en zone rouge. Pour le patron du centre de crise du Quai d'Orsay, Éric Chevallier, qui a coordonné le retour des otages, il s'agit en permanence de trouver un juste équilibre. Le ministère des Affaires étrangères appelle tous les touristes à la responsabilité, car le prix à payer peut être élevé.

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Des éléphants se désaltèrent dans le parc national de la Pendjari, au Bénin, le 10 janvier 2018.
Des éléphants se désaltèrent dans le parc national de la Pendjari, au Bénin, le 10 janvier 2018. (STEFAN HEUNIS / AFP)