Josette Audin, la veuve de Maurice Audin, torturé en Algérie, est morte

La veuve du militant communiste s'était battue pendant des années pour faire reconnaître que son mari avait été torturé en Algérie, ce qu'a finalement fait Emmanuel Macron en septembre.

Josette Audin, veuve du militant communiste torturé et tué en Algérie, le 21 juin 2007 à Paris.
Josette Audin, veuve du militant communiste torturé et tué en Algérie, le 21 juin 2007 à Paris. (THOMAS COEX / AFP)

Josette Audin, veuve de Maurice Audin, jeune militant communiste torturé et tué par l'armée française en 1957 en Algérie, est morte samedi 2 février à l'âge de 87 ans, a annoncé dimanche le journal L'Humanité et le parti communiste français. "Grande tristesse. Josette Audin s'en est allée. Elle s'est battue toute sa vie pour la vérité et pour la mémoire de son mari. Elle part apaisée d'avoir vu enfin ce crime d'Etat reconnu", a réagi le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel.

Le député LREM proche de la famille Audin, Cédric Villani, a également rendu hommage à Josette Audin. "Indignée ou confiante, meurtrie ou sereine, apaisée enfin: je garde en moi le souvenir vif de chacune de mes rencontres avec Josette Audin, forte de soixante ans de combat pour la vérité, inspiration pour une vie entière", a-t-il écrit sur Twitter.

Le 13 septembre dernier, Emmanuel Macron s'était rendu au domicile de Josette Audin à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, pour lui demander "pardon" en lui remettant une déclaration reconnaissant que son mari était mort sous la torture du fait d'un "système légalement institué" par l'ancienne puissance coloniale française en Algérie.