Algérie : des élections contestées

Jeudi 12 décembre, les Algériens avaient rendez-vous dans les urnes pour élire leur nouveau Président. Une élection décriée qu'ils considèrent comme une mascarade, un camouflet après dix mois de contestation pacifique.

Jeudi 12 décembre, l'élection présidentielle en Algérie a été émaillée de fortes contestations. "Le vote a été momentanément suspendu dans au moins un bureau de vote à Alger après l'intrusion de manifestants. Et surtout en Kabylie, région traditionnellement frondeuse, où des urnes ont été détruites et des bureaux saccagés. Et puis il y a eu des manifestations monstre à Alger mais également dans d'autres villes", explique la journaliste Anne-Charlotte Hinet en duplex d'Alger (Algérie) pour le 23 Heures.

Une participation assez faible

Des milliers de manifestants sont venus crier leur refus de cette élection qu'ils qualifient de mascarade. Les forces de l'ordre étaient également sur les dents, tentant d'assurer le bon déroulement de ce vote. "Comme on pouvait s'attendre, la participation est restée assez faible", conclut la journaliste. Abdelaziz Bouteflika était en fonction depuis avril 1999.

Un manifestant algérien lève un carton rouge avec marqué \"Non au vote\", en référence aux prochaines élections présidentielles, lors d\'un rassemblement dans la capitale, à Alger, le 6 décembre 2019.
Un manifestant algérien lève un carton rouge avec marqué "Non au vote", en référence aux prochaines élections présidentielles, lors d'un rassemblement dans la capitale, à Alger, le 6 décembre 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)