Algérie : au moins dix blessés dans des heurts en marge des manifestations contre un cinquième mandat de Bouteflika

Des milliers d'Algériens ont défilé vendredi dans le centre d'Alger, contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, face à une police apparaissant débordée.

Des heurts entre manifestants et forces de l\'ordre à Alger (Algérie), lors de manifestations massives contre la perspective d\'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le 1er mars 2019. 
Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Alger (Algérie), lors de manifestations massives contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le 1er mars 2019.  (RYAD KRAMDI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Plusieurs dizaines de milliers d'Algériens ont défilé vendredi 1er mars dans le centre d'Alger (Algérie) et dans le reste du pays, contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, face à une police apparaissant débordée. "Pouvoir assassin !" a scandé à Alger une foule impressionnante, difficile à évaluer précisément, de milliers de manifestants. Ces derniers brandissaient des drapeaux algériens, et étaient rassemblés près de la place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du centre de la capitale. Au moins dix personnes ont été blessées lors d'affrontements entre policiers et groupes de jeunes manifestants. 

Quelle mobilisation ? Enjeu principal de ce vendredi, la mobilisation sera scrutée de près par le camp présidentiel, à trois jours de la date limite, dimanche minuit, du dépôt des dossiers de candidature devant le Conseil constitutionnel. Des sources sécuritaires ont fait état de "plusieurs dizaines de milliers de personnes" dans les rues de la capitale, au-dessus de laquelle un hélicoptère tournoie bruyamment depuis le matin, comme les jours précédents. Ces mêmes sources ont également signalé des manifestations dans près des deux tiers des préfectures du nord du pays, zone la plus peuplée. 

Disposif de sécurité important à Alger. A Alger, de nombreux policiers et des dizaines de véhicules – dont des canons à eau et des véhicules de déblaiement –ont été déployés sur les grands axes du centre-ville et près des sièges des institutions et des bâtiments officiels. Certains observateurs craignent que les partisans du chef de l'Etat n'utilisent la manière forte pour s'éviter une campagne électorale avec le double handicap d'un candidat absent physiquement – Abdelaziz Bouteflika n'apparaît plus qu'à de rares occasions et contesté dans la rue.

De nombreuses grenades lacrymogènes tirées. Plusieurs des personnes blessées vendredi en marge des manifestations portaient des plaies à la tête dues à des coups de matraque ou des pierres renvoyées par la police, selon des journalistes de l'AFP. La police tirait de nombreuses grenades lacrymogènes pour tenter de disperser un groupe d'environ 200 jeunes manifestants, à environ 1,5 km de la présidence de la République.

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23h37 : @akai Selon le bilan de la police, 56 policiers et 7 manifestants ont été blessés et 45 personnes arrêtées à Alger. L'essentiel des manifestants s'était toutefois dispersé sans incident dans la capitale. Les nombreuses manifestations en province se sont terminées sans incident.

23h37 : Est-ce terminé à Alger et ailleurs ? Repression ? Arrestations ? Merci

22h34 : Si vous êtes confortablement calés dans votre canapé, voici un peu de lecture :

Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l'Etat allemand ?Cette prestation ne concerne "que des victimes de guerre" et exclut des versements à "une personne qui aurait commis un crime de guerre". Mais en France, l'affaire suscite un profond malaise. Guillemette Jeannot a enquêté.

• La candidature pour un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, qui aura 82 ans demain, provoque une contestation populaire inédite en Algérie. Franceinfo revient sur les enjeux de ce scrutin décisif pour l'avenir du pays.

L'EPR de Flamanville, réacteur nucléaire de troisième génération, devait entrer en fonction en 2012. Il ne sera finalement opérationnel qu'en 2020 après la découverte de nouvelles malfaçons. Simon Gourmellet revient sur ces jours où le chantier a dérapé.

21h54 : A la une de Libération demain, "l'élan algérien". Le quotidien revient sur les manifestations massives contre la perspective d'un 5e mandat du président Abelaziz Bouteflika.

20h29 : Il est 20 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

• Au moins une dizaine de personnes ont été blessées à Alger lors d'affrontements en cours entre policiers et groupes de jeunes, en marge des manifestations massives contre la perspective d'un 5e mandat du président Abelaziz Bouteflika.

• Le grand frère de Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg, a été interpellé cet après-midi à son domicile strasbourgeois avoir menacé sur Facebook de commettre un attentat.

• Emmanuel Macron a participé à un grand débat avec des élus locaux à Bordeaux. Il y appelle à un "retour au calme", à la veille du 16e samedi de manifestations. Et il estime que le mouvement des "gilets jaunes" n'est "plus compréhensible".

• La société Hardy Affineur rappelle des lots de fromages de chèvre contaminés à la bactérie E. coli. Ce retrait concerne les fromages fermiers de chèvre AOP au lait cru valençay et petit valençay, commercialisés par la marque entre le 25 janvier et le 15 février dernier.

19h58 : "Il n'y aura pas de retrait de la candidature" d’Abdelaziz Bouteflika.

C'est ce que pronostique ce chercheur invité sur franceinfo. En revanche, les manifestations en cours auront "très certainement un effet sur la modification du cinquième mandat", précise-t-il. Son interview est à lire ici.

19h13 : @Mickael Ils protestent contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et qui souffre des séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013. En annonçant le 10 février sa candidature à la présidentielle du 18 avril, il a mis fin à de longs mois d'incertitude mais aussi déclenché une contestation d'ampleur inédite en 20 ans et le visant directement, du jamais vu.

19h13 : Bonjour, je sors d'une grotte, pouvez vous expliquer pourquoi les algériens manifestent ?

19h07 : Plusieurs blessés portent des plaies à la tête dues à des coups de matraque ou des pierres renvoyées par la policiers, selon les journalistes sur place. La police tire de nombreuses grenades lacrymogènes pour tenter de disperser un groupe d'environ 200 jeunes, à environ 1,5 km de la présidence de la République.

18h59 : Les heurts entre manifestants et policiers font une dizaine de blessés.

19h06 : Des heurts opposent à Alger de petits groupes de jeunes à la police algérienne, en marge des manifestations massives contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abelaziz Bouteflika. Selon une journaliste de l'AFP, de petits groupes de jeunes ont jeté des pierres contre la police qui a répliqué par de très nombreux tirs de grenades lacrymogènes, à environ 1,5 km de la présidence de la République.

18h00 : Voici les principales infos de cette fin d'après-midi :

• Des dizaines de milliers d'Algériens manifestent dans le centre d'Alger et dans plusieurs villes du pays contre la perspective d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

• Le Pakistan a remis à l'Inde le pilote capturé cette semaine au Cachemire. Un geste d'apaisement destiné à mettre fin à l'une des plus graves crises de ces dernières années entre les deux voisins ennemis.

• Emmanuel Macron a participé à un grand débat avec des élus locaux à Bordeaux. Il y appelle à un "retour au calme", à la veille du 16e samedi de manifestations. Et il estime que le mouvement des "gilets jaunes" n'est "plus compréhensible". •Les Inrocks ont licencié leur rédacteur en chef web David Doucet et son adjoint François-Luc Doyez, après le scandale de la "Ligue du LOL".

17h48 : @Florentin : Non, on ne dispose d'aucun chiffre précis. Vu la mobilisation, on peut néanmoins estimer à plusieurs dizaines de milliers le nombre d'Algériens qui manifestent dans le centre d'Alger, mais aussi dans plusieurs villes du pays. La mobilisation est bien supérieure à celle de la semaine passée. A Alger, la foule n'a cessé de grossir au fil de l'après-midi.

17h46 : A-t-on une idée du nombre de manifestant en Algérie ? Au moins à Alger ?

17h40 : "Le principal changement, c'est le fait que les gens n'ont plus peur. Ce qu'on appelle communément le mur de la peur a été cassé et c'est extraordinaire de sentir cette sorte de frisson, d'enthousiasme, cette sorte de joie."

L'écrivain algérien estime dans une interview que ses concitoyens qui manifestent "ne reculeront plus" malgré les risques de répression.

17h36 : La foule a massivement reflué plusieurs centaines de mètres plus bas avant de se disperser en grande partie. Seule une petite centaine de manifestants fait face aux policiers anti-émeute, selon une journaliste de l'AFP sur place.

17h27 : La police algérienne a tiré de nombreuses grenades lacrymogènes pour dégager l'entrée du Palais du gouvernement, siège des bureaux du Premier ministre, et disperser les très nombreux manifestants rassemblés devant le bâtiment à Alger, selon une journaliste de l'AFP sur place.

17h14 : @anonyme : Ce n'est en tout cas pas l'issue envisagée par les spécialistes que nous avons interrogés. Ils envisagent plutôt une répression massive et un passage en force du régime, quitte à ensuite jouer la carte des réformes.

17h14 : Un renversement du pouvoir est-il possible en Algérie vues les circonstances et l'ampleur du mouvement ?

17h10 : Les manifestants se rapprochent du palais présidentiel à Alger.

16h51 : Des milliers d'Algériens continuent de manifester dans le calme dans les rues d'Alger, contre la perspective d'un nouveau mandat de l'inamovible président Bouteflika. La marée humaine déborde par endroits les barrages policiers. Nous suivons les manifestations en direct.

15h36 : C'est une marée humaine qui s'écoule en ce moment dans les rues d'Alger contre la perspective d'un cinquième mandat présidentiel de l'octogénaire Abdelaziz Bouteflika.

15h10 : @anonyme : Non, l'inamovible président algérien Abdelaziz Bouteflika n'est pas le seul candidat à la prochaine présidentielle. Plusieurs personnalités ont l'intention de l'affronter : l'ancien Premier ministre Ali Benflis, le général-major à la retraite Ali Ghediri, l'islamiste modéré Abderrazak Makri ou encore l'homme d'affaires Rachid Nekkaz. Mais selon les experts que nous avons interrogés, l'issue du scrutin ne fait aucun doute.

15h09 : Y a un seul candidat ?

14h54 : La foule a grossi dans les rues d'Alger. Les rangs des manifestants sont désormais très compacts. Une icône de la guerre d'indépendance algérienne, Djamila Bouhired, est présente.

14h13 : Voici les principales infos de ce début d'après-midi :

• Emmanuel Macron a participé à un grand débat avec des élus locaux à Bordeaux. Il y appelle à un "retour au calme", à la veille du 16e samedi de manifestations. Et il estime que le mouvement des "gilets jaunes" n'est "plus compréhensible".

• Plusieurs milliers d'Algériens manifestent dans le centre d'Alger, contre la perspective d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

• La France et les Pays-Bas jouent l'apaisement. Paris et Amsterdam s'engagent à œuvrer ensemble à l'avenir d'Air France-KLM, après les tensions créées par l'entrée soudaine de l'Etat néerlandais au capital du groupe.

Sanofi dit son "profond désaccord" après les poursuites engagées aux Philippines contre des responsables du groupe pharmaceutique dans le cadre d'une enquête sur la mort d'enfants ayant reçu le vaccin contre la dengue.