Algérie : la répression est de plus en plus sévère pour faire taire les protestations

Depuis plusieurs mois, l'Algérie a durci la répression contre les manifestants. Parfois, des personnes sont arrêtées pour une simple publication sur Facebook.

franceinfo

Une scène de liesse pour accueillir l'un des leurs : Brahim Laalami, figure du Hirak - la protestation algérienne dans la rue depuis un an et demi -, est sorti de prison à la suite d'une réduction de peine le 30 août dernier. Il avait été condamné à 18 mois de prison ferme pour "outrage à fonctionnaire". Mais, quelques jours plus tard, il est à nouveau interpellé et emprisonné.

Les manifestations ont été interdites

Comme Brahim Laalami, ils sont des dizaines à être victimes de la répression dans le pays. "Il y a un durcissement de la répression en Algérie depuis quelques mois, surtout depuis le début de la pandémie de coronavirus. Les arrestations se multiplient, parfois pour de simples publications sur Facebook", décrit Mustapha Bendjama, journaliste algérien. Pour faire taire la protestation, les manifestations ont été interdites et plusieurs journalistes ont été arrêtés.

Une manifestation à Paris pour soutenir le Hirak, le 15 septembre 2019.
Une manifestation à Paris pour soutenir le Hirak, le 15 septembre 2019. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)