Alger réitère son "soutien absolu" à la Libye

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue libyen Mohamed Younes al-Manfi ont abordé à Alger les questions de sécurité aux frontières et les élections en Libye.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 2 min.
"Je réitère le soutien de l'Algérie aux efforts des autorités libyennes (...) visant à rétablir la stabilité politique et sécuritaire en Libye", avait annoncé le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum dans son allocution d’ouverture du Forum économique algéro-libyen, le 29 mai 2021 à Alger. (BILLAL BENSALEM / NURPHOTO)

La Libye est assurée du "soutien absolu" d'Alger. C'est en ces termes que le président Abdelmadjid Tebboune s'est adressé le 28 juillet à son homologue libyen, Mohamed Younes al-Manfi, en visite officielle de 48h à Alger.

"Aide et assistance" à Tripoli

L'Algérie est disposée à aider les Libyens "à faire entendre la voix de leur pays" et "à apporter aide et assistance à la Libye (...) dans la résolution de certains problèmes soulevés", a déclaré Abdelmadjid Tebboune, selon la présidence algérienne qui rappelle la position de l'Algérie en faveur de l'organisation en Libye d'une "double élection parlementaire et présidentielle en même temps". Le chef de l'Etat algérien a souligné que "l'Algérie n'a ni ambition ni vision hormis celle que les Libyens ont pour leur pays", a précisé le journal algérien L'Expression.

Le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum dans son allocution d’ouverture du Forum économique algéro-libyen le 29 mai dernier avait soutenu une nouvelle fois que "l'Algérie a initié (...) l'accueil de tous les belligérants libyens, toutes tendances confondues, en vue de les rapprocher et chercher des solutions consensuelles que les Libyens mettront en place par eux-mêmes, à l'abri des expansionnismes et ingérences étrangères qui guettent les richesses et les atouts de son peuple", précisait alors El Watan

Un rôle plus actif au Sahel et en Libye

L'Algérie entend jouer un rôle plus actif au Sahel et en Libye "pour peser notamment à nouveau dans ce dossier où elle est concurrencée par le Maroc", précisait RFI en avril dernier. Et à ce titre, la nomination de Ramtane Lamamra, un nouveau ministre des Affaires étrangères, vétéran de la diplomatie très impliqué comme médiateur en Afrique, semble le prouver.

Lors de leurs échanges, les deux dirigeants ont également évoqué "la sécurité dans le Sud libyen, qui fait également partie de la sécurité commune des deux pays", car l'Algérie et la Libye partagent quelque 1000 kilomètres de frontières que l'armée algérienne contrôle en permanence.

Le président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Younes al-Manfi s'est dit "ravi" du soutien algérien, selon des propos rapportés par l'agence officielle APS et repris par l'AFP. Il a également précisé que la rencontre a également porté sur "la réunification des institutions, notamment l'institution militaire, et le cessez-le-feu".

Des élections présidentielle et législatives sont prévues le 24 décembre 2021 en Libye, où un cessez-le-feu est observé depuis octobre 2020, mais leur tenue est loin d'être assurée en raison des tensions qui persistent dans le pays.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Algérie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.