Cet article date de plus de deux ans.

Algérie : Nissan va construire une usine automobile près d'Oran,1800 emplois directs sont attendus

Le japonais Nissan et son partenaire algérien, le groupe Hasnaoui, ont annoncé le 13 février 2019 la construction d'une usine dans la région d’Oran pour un montant de 160 millions de dollars. L'Algérie est le 2e marché automobile du continent derrière l’Afrique du sud.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une employée de l'usine Renault d'Oran, première marque automobile implantée en Algérie. Photo prise en novembre 2014. (LOUAFI LARBI / X01874)

L'usine doit commencer à produire ses premières voitures au premier trimestre 2020, avec une montée en puissance jusqu’en 2022. "Elle doit permettre la création de 1800 emplois, 3000 en comptant les sous-traitants", ont précisé dans un communiqué commun le constructeur nippon et le groupe Hasnaoui, distributeur officiel de Nissan depuis plus de 25 ans en Algérie.

"L'usine fabriquera quatre modèles, dotée de technologies innovantes", a dit le président de Nissan pour la région Afrique, Moyen-Orient et Inde, Peyman Kargar.

Cette nouvelle usine fera passer "la capacité potentielle" du constructeur en Afrique à 200 000 véhicules, en incluant ses usines en Afrique du Sud, en Egypte et au Nigeria, précise le communiqué. Cette usine pourra également exporter à terme sa production ailleurs sur le continent africain.

Augmenter la production locale et réduire les importations

L'industrie automobile algérienne est relavitement récente. Elle est née en 2014 d'un partenariat entre les autorités et le groupe Renault, qui a ouvert sa première usine "made in Algeria", déjà dans la région d'Oran. L'objectif des autorités algériennes étant de produire localement afin de réduire la facture des importations.

Renault et Nissan sont en concurrence sur le marché algérien, même "si des synergies industrielles entre les deux marques sont toujours possibles".

Le sud-coréen Hyundai et l'Allemand Volkswagen sont également présents dans le pays. Ils ont ouvert des usines de montage respectivement à Tiaret et Relizane, à plus de 300 km au sud-ouest d'Alger.

De son côté, le constructeur français PSA a créé, en novembre 2017, une co-entreprise en partenariat avec trois sociétés algériennes, pour un investissement de l'ordre de 100 millions d'euros.

Le secteur autormobile est devenu une priorité pour l'Algérie, soucieuse de diversifier son économie toujours dépendante des hydrocarbures. Lesquelles lui fournissent 95% de ses devises.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.