Afrique : les craintes d'une résistance du paludisme aux traitements se renforcent

Le paludisme a fait plus de 400 000 morts dans le monde en 2019, dont deux tiers d'enfants de moins de cinq ans. L'écrasante majorité des cas et des décès surviennent en Afrique, selon l'OMS.

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Des moustiques sont étudiés au microscope dans le cadre de recherches sur le paludisme. (IMAGE POINT FR / NIH / NIAID / IMAGE POINT FR / AFP)

Le paludisme peut-il devenir résistant aux traitements émergents en Afrique ? Cette crainte se trouve renforcée par la première "preuve clinique" de l'impact de mutations du parasite responsable de la maladie apportée jeudi 15 avril par des chercheurs.

Selon cette étude réalisée auprès d'enfants rwandais, il a été constaté pour la première fois que ces mutations s'accompagnent d'une persistance du parasite après trois jours de traitement (appelée "élimination parasitaire retardée"), comme cela avait été démontré pour la première fois en Asie du Sud-Est lorsque la résistance au principal médicament, l'artémisinine, a commencé à émerger.

L'efficacité des médicaments reste élevée jusqu'à présent, mais une surveillance accrue au Rwanda et dans les pays voisins s'impose, avertit l'étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases (en anglais). Le paludisme a fait plus de 400 000 morts dans le monde en 2019, dont deux tiers d'enfants de moins de cinq ans. L'écrasante majorité des cas (94% des 229 millions dans le monde) et des décès surviennent en Afrique, selon l'OMS.

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