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Afrique du Sud. Les 270 grévistes de Marikana incarcérés bientôt libérés

Le parquet a annoncé que l'inculpation pour meurte des 270 grévistes arrêtés après la fusillade de Marikana allait être suspendue provisoirement.

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France Télévisions
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270 mineurs grévistes avaient été arrêtés à la suite de la fusillade de Marikana. (STRINGER / AFP)

AFRIQUE - Un peu de répit pour les 270 grévistes sud-africains arrêtés après la fusillade de Marikana au cours de laquelle 34 de leurs collègues avaient été abattus par la police. Le parquet a annoncé, dimanche 2 septembre que leur inculpation pour meurtre allait être suspendue et qu'ils seraient libérés sous condition lundi.

"L'inculpation pour meurtre des 270 suspects actuels, qui de toute façon était provisoire, va être provisoirement retirée par le tribunal lors de leur prochaine comparution, a dit le chef du Parquet, Nomgcobo Jibo, lors d'une conférence de presse.

"La décision et l'annonce des charges finalement retenues contre les personnes impliquées [dans les événements de Marikana] n'auront lieu qu'une fois que toutes les enquêtes auront été bouclées", a-t-il ajouté, précisant que les manifestants allaient "être remis en liberté conditionnelle". La justice a décidé d'attendre la conclusion des enquêtes menées par la commission spéciale installée par le président Jacob Zuma.

Une loi anti-émeutes du temps de l'apartheid

L'inculpation de ces 270 mineurs grévistes pour meutre, alors que leurs collègues ont été tués par la police, avait suscité un vif émoi en Afrique du Sud. Le ministre de la Justice, Jeff Radebe, avait demandé des explications. Le magistrat Esau Bodigelo n'avait pas indiqué sur quel texte il s'était basé jeudi en les inculpant pour meurtre. Les inculpés faisaient partie des grévistes, armés de lances et de machettes, sur lesquels la police a tiré.

De nombreux juristes estiment qu'il a utilisé une loi anti-émeutes de 1956, toujours en vigueur, qui était très prisée du temps de l'apartheid. Le texte prévoit que soit inculpée pour meurtre toute personne arrêtée sur le site d'une fusillade impliquant la police, que les victimes soient des policiers ou non.

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