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Afrique du Sud. La justice autorise Oscar Pistorius à voyager à l'étranger

L'athlète, soupçonné du meurtre de sa petite amie en février, est en liberté conditionnelle. Il va pouvoir récupérer son passeport, en attendant son jugement.

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France Télévisions
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L'athlète sud-africain Oscar Pistorius au tribunal de Pretoria (Afrique du Sud), le 22 février 2013. (MIKE HUTCHINGS / REUTERS)

Un tribunal de Pretoria a autorisé, jeudi 28 mars, le champion handisport sud-africain Oscar Pistorius à voyager à l'étranger. La justice révise ainsi les conditions imposées par sa libération sous caution après le meurtre de sa petite amie. "La décision du magistrat de ne pas restituer son passeport au demandeur était une erreur", a déclaré le juge Bert Barn, qui a taillé en pièces la décision prise le mois dernier par son collègue Desmond Nair. "Le passeport de l'accusé sera remis à son avocat" et il "sera autorisé à l'utiliser en dehors de l'Afrique du Sud", a-t-il décidé. Et ce en attendant le 4 juin, date de l'audience au cours de laquelle devrait être fixée la date de son procès pour meurtre.

Barry Roux, l'avocat de Pistorius, avait auparavant laissé entendre que l'athlète souhaitait recouvrer sa liberté de mouvements non "pas pour partir en vacances à l'île Maurice mais pour gagner sa vie", laissant augurer son possible retour sur les pistes. Pistorius a également obtenu l'accès à sa maison, là où il a tué sa compagne, tirant avec un pistolet 9 mm à travers la porte des toilettes, affirmant qu'il croyait à une tentative de cambriolage alors que son amie, Reeva Steenkamp, se trouvait à l'intérieur.

L'accusation affirme que le couple s'était disputé, et conteste la thèse de l'accident. "L'accusation est très grave. Le meurtre est le plus grave crime que l'on puisse commettre", a souligné le juge Barn, qui s'est gardé d'entrer dans le fond du dossier et s'est contenté d'évaluer si Pistorius risquait ou non de prendre la fuite. La défense de l'athlète a précisé que Pistorius retournerait dans sa maison, mais vraisemblablement pas pour y vivre. "Oui, il est autorisé à y habiter, mais je ne crois pas qu'il en ait l'intention", a déclaré l'un de ses avocats. 

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