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En Egypte, tensions à la veille de l'anniversaire de la chute de Moubarak

A l'issue d'une nouvelle journée de manifestations, le CSFA, au pouvoir en Egypte depuis un an, dénonce "un complot" contre l'Etat, visans à faire régner le "chaos."

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France Télévisions
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Des policiers égyptiens se pressent derrière des barbelés pendant une manifestation de militants hostiles au pouvoir militaire, le 10 février au Caire.  (MARCO LONGARI / AFP)

Le Conseil suprême des forces armées n'a pas l'intention d'écouter la rue. Alors que les appels à la "désobéissance civile" et à la grève se sont multipliés à l'approche du premier anniversaire de la chute de l'ancien président, les militaires au pouvoir ont affirmé vendredi 10 février qu'il ne cèderait pas aux "menaces" et évoquent des "complots" contre l'Etat.

Des "complots contre la nation"

Le CSFA, qui a pris le pouvoir après la chute d'Hosni Moubarak le 11 février 2011, est très critiqué pour sa gestion de la transition. "Nous affrontons ces jours-ci une étape qui est la plus difficile (...) depuis notre glorieuse révolution, et nous sommes à un tournant qui est le plus dangereux sur notre chemin vers la liberté, la démocratie et la justice sociale", a reconnu le Conseil suprême des forces armées (CSFA) dans un communiqué lu à la télévision publique.

"Nous faisons face à des complots contre la nation dont le but est de saper les institutions de l'Etat égyptien et de faire tomber l'Etat lui-même pour que le chaos règne, que la destruction prévale et que les ennemis de la nation soient satisfaits", a-t-il poursuivi, sans préciser qui étaient ces ennemis. La junte militaire a par ailleurs répété qu'elle était déterminée à "remettre le pouvoir à un pouvoir civil élu".

La colère des Egyptiens ne faiblit pas

L'élection présidentielle doit se tenir avant la fin juin. Mais de nombreux militants veulent que l'armée remette immédiatement le pouvoir aux civils. Dans ce sens, les manifestations, ponctuées de heurts entres la police et les manifestants se sont multipliées ces dernières semaines. Des milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi près du ministère de la Défense pour réclamer la fin du pouvoir de l'armée.

 

Reuters

La colère contre l'armée est montée d'un cran après la mort de 74 personnes dans des violences après un match de football à Port-Saïd (nord). Le drame a provoqué des manifestations à travers le pays, qui ont rapidement dégénéré en affrontements violents avec la police. Quinze personnes sont mortes dans les heurts au Caire et à Suez (nord-est).

En prévision de l'anniversaire de samedi, l'armée a annoncé qu'elle se déploierait à travers le pays pour assurer la sécurité.

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