Afghanistan : "Un coup très dur pour l'Occident", constate Jean-Yves Le Drian

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Afghanistan "Un coup très dur pour l'Occident", constate Jean-Yves Le Drian
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Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, est l'invité des "4 Vérités", mardi 31 août.

Comment faut-il voir la fin de la guerre en Afghanistan ? "L'effondrement de l'État afghan, la déroute de l'armée afghane, la rapidité avec laquelle les États-Unis ont dû quitter ce pays. Tout cela fait un coup très dur pour l'Occident, pour les États-Unis. Dû sans doute à un manque d'anticipation, d'appréciation de la situation, de la réalité de ce qu'était l'État afghan", explique Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, invité des "4 Vérités", mardi 31 août.

Combien d'Afghans éligibles à l'exfiltration ont-ils été laissés sur place ? "Assez peu d'Afghans qui ont travaillé avec nous : nous avons anticipé. Dès le mois de juillet, nous avions donné des consignes pour le rapatriement des agents locaux", précise le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

"Nous avons en instruction énormément de signalements"

Que faire pour les Afghans qui restent et qui souhaitent partir ? "Nous avons en instruction énormément de signalements, plusieurs miliaires, ils sont instruits par le centre de crise du Quai d'Orsay. [Ils représentent] ceux qui sont en danger de par leur profession, que ce soit des journalistes, des avocats, des juges, des militants de différentes ONG", détaille Jean-Yves Le Drian.

Les pays de la région vont être soumis à l'arrivée de réfugiés. "Il faut les aider. C'est le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés qui doit prendre en considération. Il faut l'aider à seconder les efforts des pays d'accueil, qui sont généralement les pays voisins", conclut le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

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