Afghanistan : nombre record de civils tués au premier semestre

Au total sur la période la population a enregistré 5 122 victimes, morts et blessés confondus, précise la Mission d'assistance des Nations unies à l'Afghanistan (Manua).

Un attentat à la bombe à Jalalabad (Afghanistan), le 10 juillet 2018.
Un attentat à la bombe à Jalalabad (Afghanistan), le 10 juillet 2018. (ZABIHULLAH GHAZI / ANADOLU AGENCY)

Malgré les trois jours de cessez-le-feu en juin, l'Afghanistan a enregistré le pire bilan de morts civils au premier semestre 2018 , a annoncé, dimanche 15 juillet, l'ONU. Avec 1 692 civils tués, pour moitié dans des attentats attribués au groupe jihadiste Etat islamique entre le 1er janvier et le 30 juin, la période s'avère la plus meurtrière depuis que l'ONU a entrepris de comptabiliser les victimes civiles il y a dix ans.

Au total sur la période la population a enregistré 5 122 victimes, morts et blessés confondus, précise la Mission d'assistance des Nations unies à l'Afghanistan (Manua). Les talibans, qui ont observé la trêve avec le gouvernement du 15 au 17 juin, sont responsables de 40% des civils afghans tués.

Augmentation des opérations aériennes

Une nouvelle fois les combats terrestres n'arrivent qu'au deuxième rang des causes de mortalité et de blessures dans la population afghane, en baisse de 18% sur la période. La première cause reste les attentats-suicide et attaques complexes (attaques déclenchées par un kamikaze, suivies d'occupation des sites visés et échanges de tirs).

Mais l'expansion des opérations aériennes a également entraîné une très forte augmentation du nombre de victimes civiles dues aux bombardements aériens (+52%) comparé à la même période l'an dernier, avec 149 morts et 204 blessés civils.