Afghanistan : un quatrième avion français transportant 100 personnes attendu à Paris vendredi soir

Quatre Français et 99 Afghans sont à bord, assure le ministère des Affaires étrangères.

Une photo diffusée par l\'état-major des armées montre des Afghans embarquant dans un Airbus A330 français à Abou Dhabi, à destination de l\'aéroport de Roissy, le 20 août 2021.
Une photo diffusée par l'état-major des armées montre des Afghans embarquant dans un Airbus A330 français à Abou Dhabi, à destination de l'aéroport de Roissy, le 20 août 2021. (ETAT MAJOR DES ARMEES)
Ce qu'il faut savoir

Un quatrième vol français en provenance d'Afghanistan est attendu à l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle, vendredi 20 août, selon le ministère des Affaires étrangères. Il transporte plus de 100 personnes, parmi lesquelles quatre Français et 99 Afghans, explique cette même source. Ce direct est désormais terminé.

Une évacuation très compliquée. Le président américain, Joe Biden, a affirmé vendredi que l'opération d'évacuation à Kaboul était l'une des "plus difficiles de l'histoire". "Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale", a-t-il ajouté lors d'un discours à la Maison Blanche. 

Une situation alimentaire critique. "Une personne sur trois" est en situation d'insécurité alimentaire en Afghanistan. Cette situation est causée par les effets combinés de la guerre dans le pays et des conséquences du réchauffement climatique, selon la représentante du Programme alimentaire mondial en Afghanistan, Mary-Ellen McGroarty.

 Des personnes ciblées et traquées. Selon un rapport de l'ONU, les talibans possèdent des "listes prioritaires" de personnes qu'ils souhaitent arrêter. Par ailleurs, des talibans à la recherche d'un journaliste travaillant pour la radio-télévision allemande Deutsche Welle ont tué par balle un membre de sa famille en Afghanistan, a annoncé le média sur son site.

  Une protection sur les réseaux sociaux. Facebook annonce avoir mis en place une fonctionnalité permettant de "verrouiller son compte en un clic". Elle est pensée pour ses utilisateurs afghans, dont les profils sur les réseaux sociaux contiennent des informations qui peuvent les mettre en danger après la prise de pouvoir des talibans.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #AFGHANISTAN

23h20 : Des écrivaines, des militantes, des politiques... Certaines connues, d'autres non. Dans une tribune dévoilée par Le Parisien, plus d'un millier de femmes réclament au président de la République, Emmanuel Macron, l'"accueil inconditionnel" des femmes afghanes et de leurs familles, alors que les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul. Nos précisions dans cet article.

Des réfugiées afghanes arrivent à la base militaire de Torrejon, en Espagne, le 20 août 2021. (POOL EFE / AP)

(POOL EFE / AP)

23h13 : Les évacuations continuent. Un quatrième vol français en provenance d'Afghanistan est attendu à l’aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle dans la soirée, selon le ministère des Affaires étrangères. Il doit rapatrier "plus 100 personnes parmi lesquelles 4 Français et 99 Afghans".

22h27 : Alors que les exfiltrations depuis Kaboul se poursuivent, les réfugiés afghans installés à Paris sont parfois chassés par la police et considérés comme persona non grata. La politique de l’Etat "vise à invisibiliser ce sujet", dénonce l’adjoint à la mairie de Paris, Ian Brossat. Entretien.

Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste français, et adjoint à la maire de Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

(BERTRAND GUAY / AFP)

22h10 : Les opérations américaines d'évacuation de milliers de civils de Kaboul ont repris après plusieurs heures d'interruption en raison de la saturation de certaines bases américaines dans la région, notamment au Qatar, explique un haut responsable du Pentagone.

20h37 : La Fédération internationale des journalistes (FIJ) est inquiète. Depuis le retour au pouvoir des talibans, elle reçoit des "centaines de demandes d'aide" de professionnels de l'information. "La panique et la peur" règnent chez les journalistes afghans, particulièrement chez les femmes, explique la FIJ.

20h31 : Joe Biden a également donné quelques précisions sur les évacuations depuis le retour au pouvoir des talibans. Il a expliqué que les Etats-Unis avaient convoyé 13 000 personnes depuis le 14 août.

20h20 : Joe Biden contre-attaque. Sous le feu des critiques, le président américain vient de prendre la parole. Il a expliqué que l'opération d'évacuation à Kaboul était l'une des "plus difficiles de l'histoire" des Etats-Unis. "Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale", a-t-il déclaré lors d'un discours à la Maison Blanche.

(ANNA MONEYMAKER / AFP)

20h08 : Le Rassemblement national lance une pétition contre un supposé "accueil massif de réfugiés afghans". Le texte publié sur le site internet du parti dit reconnaître "la détresse évidente d'une partie de réfugiés légitimes" mais conclut que "ce qui [lui] importe prioritairement, c'est la protection de [ses] compatriotes". Plus d'explications dans notre article.

Une photo diffusée par l'état-major des armées montre des Afghans embarquant dans un Airbus A330 français à Abou Dhabi, à destination de l'aéroport de Roissy, le 20 août 2021. (ETAT MAJOR DES ARMEES)

(ETAT MAJOR DES ARMEES)

20h07 : Il est 20 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

• Alors que les évacuations se poursuivent à l'aéroport, l'Otan appelle les talibans à permettre aux Afghans de fuir le pays. L'Alliance atlantique exhorte également les pays membres de l'organisation à rester en "étroite collaboration" au sujet des opérations d'évacuation.

Les Etats-Unis ont évacué 13 000 personnes depuis le retour au pouvoir des talibans, a annoncé Joe Biden, qui a évoqué l'une des opérations d'évacuation les "plus difficiles de l'histoire".


• Plus de 400 professionnels de santé se sont envolés de l'aéroport parisien d'Orly pour prêter main-forte à leurs confrères en Martinique et en Guadeloupe, où les hôpitaux sont saturés. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, évoque "une vague massive" dans ces territoires.

• Le gigantesque feu de forêt du Var est désormais fixé mais pas maîtrisé, ont annoncé le préfet et les pompiers, qui restent vigilants sur le risque de reprise. Selon nos informations, la piste d'un mégot mal éteint est étudiée par les enquêteurs.

19h50 : 9 000 Afghans obtiennent-ils vraiment le statut de réfugié chaque année, comme l'avance le député La République en marche Stanislas Guerini ? Pas vraiment. "En 2020, ce statut n'a été octroyé qu'à 1 083 Afghans, mais 6 411 Afghans supplémentaires ont obtenu une autre forme d'asile accordée par la France: la protection subsidiaire", explique l'équipe Vrai ou Fake de franceinfo. Décryptage.

Ces passagers, qui ont fui l\'Afghanistan, débarquent à l\'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle

(ALAIN JOCARD / AFP)

19h23 : Journaliste à France 3 Nord-Pas-de-Calais, Mustafa Mohammad est

afghan d’origine. Cet été, l'homme, qui est naturalisé français, était rentré en Afghanistan avec sa famille. Il raconte les folles heures de son rapatriement, et son départ de "l'enfer". Témoignage.

Mustafa Mohammad de retour d'Afghanistan.

(MUSTAFA MOHAMMAD)

18h08 : Il est l'heure de faire un nouveau point sur l'actualité de l'après-midi :

• Alors que les évacuations se poursuivent à l'aéroport, l'Otan appelle les talibans à permettre aux Afghans de fuir le pays. L'Alliance atlantique exhorte également les pays membres de l'organisation à rester en "étroite collaboration" au sujet des opérations d'évacuation.

Quelque 300 professionnels de santé s'envolent de l'aéroport d'Orly pour prêter main forte en Martinique et en Guadeloupe, dont les hôpitaux sont saturés. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, évoque "une vague massive" dans ces territoires.


• Le gigantesque feu de forêt du Var est désormais fixé mais pas maîtrisé, ont annoncé le préfet et les pompiers, qui restent vigilants sur le risque de reprise. Les pompiers sont toujours sur place. Selon nos informations, la piste d'un mégot mal éteint est étudiée par les enquêteurs, qui cherchent d'éventuels témoins du départ du feu lundi.


17h21 : "Nous avons vu des foules immenses qui étaient bloquées par les checkpoints des talibans."

Jamail, une femme de 32 ans qui travaillait comme interprète et assistante pour les journalistes français à Kaboul, est arrivée hier en France. Elle raconte sur franceinfo comment elle a pu fuir l'Afghanistan, désormais aux mains des talibans.

16h52 : Vladimir Poutine appelle quant à lui à empêcher "l'effondrement" de l'Afghanistan et à ne pas permettre aux "terroristes" de quitter le pays, y compris en se faisant passer pour des réfugiés. Lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande, Angela Merkel, à Moscou, le président russe a critiqué la politique occidentale "irresponsable" visant à "imposer des valeurs étrangères" aux Afghans.

16h48 : L'Otan demande par ailleurs aux pays membres de l'organisation de rester en "étroite collaboration" concernant les opérations d'évacuation. Cette déclaration commune des 30 Etats membres de l'Alliance atlantique intervient à l'issue d'une vidéoconférence convoquée d'urgence pour discuter des évacuations et des prochaines mesures à prendre.

16h46 : L'Otan appelle les talibans à permettre aux personnes voulant être évacuées de quitter le pays.

16h23 : "Ce massacre est à nouveau une preuve de ce dont les talibans sont capables."

Selon Amnesty International, neuf villageois de la minorité Hazara ont été tués et torturés début juillet par les talibans, dans l'est de l'Afghanistan. Cette minorité chiite est régulièrement persécutée par les talibans et avait déjà fait l'objet de massacres entre 1996 et 2001. "Les talibans n'ont pas changé et le régime reste le même", estime la directrice de l'action chez Amnesty International sur franceinfo.

15h08 : "Tout est en stand-by." Depuis la prise de pouvoir des talibans, les opérations d'Action contre la faim sont suspendues. La population afghane est l'une "des plus déshéritées du monde", souligne sur franceinfo Pierre Micheletti, président de l'ONG. Dans le pays, "une personne sur trois" est en insécurité alimentaire, alerte le Programme alimentaire mondial.

Des familles afghanes, qui ont fui leur village, à Kaboul, en août 2021. (WAKIL KOHSAR / AFP)


(WAKIL KOHSAR / AFP)

14h26 : Il est 14 heures à la pendule. Le moment de faire un nouveau point sur l'actualité de la journée.

• Le gigantesque feu de forêt du Var est désormais fixé mais pas maîtrisé, ont annoncé le préfet et les pompiers, qui restent vigilants au risque de reprise. Les pompiers sont toujours sur place. Selon nos informations, la piste d'un mégot mal éteint est étudiée par les enquêteurs, qui cherchent d'éventuels témoins du départ du feu lundi.


• Un rapport confidentiel de l'ONU affirme que les talibans traquent les personnes ayant travaillé avec les Occidentaux, loin de leurs promesses de ne pas mener de représailles. Un média allemand a révélé qu'un membre de la famille d'un de ses journalistes avait été tué.

• Le nouveau commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, Eric Steiger, a été relevé de ses fonctions à sa demande. La révélation de sa condamnation pour violences conjugales avait provoqué un tollé.

14h28 : De son côté, l'Ouganda s'est dit prêt à accueillir temporairement des réfugiés afghans. Le ministère des Affaires étrangères ougandais a annoncé avoir répondu favorablement à une demande américaine, sans fournir aucun détail sur le nombre de personnes concernées. "À la suite des événements du week-end dernier en Afghanistan, le gouvernement [américain] a contacté plusieurs de ses partenaires internationaux, dont l'Ouganda, pour aider dans la probable nécessité d'héberger temporairement certains Afghans et citoyens internationaux qui pourraient être évacués", explique le ministère.

13h36 : A Kaboul, les évacuations se poursuivent. Un pont aérien mobilise depuis ce week-end des avions du monde entier pour évacuer des diplomates, d'autres étrangers et des Afghans de l'aéroport de la capitale afghane. Les Etats-Unis, qui prévoient d'évacuer plus de 30 000 Américains et civils afghans via leurs bases au Koweït et au Qatar, ont déjà acheminé plus de 7 000 personnes depuis le début des opérations d'évacuation lancées samedi.



(EYEPRESS NEWS / EYEPRESS VIA AFP)

13h32 : Avec leur prise de pouvoir, les talibans ont également mis la main sur une bonne partie des ressources militaires de l'armée afghane. Des tonnes d'équipement, d'armement, de véhicules voire d'aéronefs, en grande partie fournis par les États-Unis, décrypte notre journaliste Eric Biegala.

Des talibans patrouillent alors que la nation célèbre le 102e anniversaire de l'indépendance à Kandahar, en Afghanistan, le 19 août 2021. (STRINGER / EPA)


(STRINGER / EPA)

12h34 : A Kaboul, les anciens auxiliaires de l'armée française attendent toujours d'êtres évacués. Les premiers Français et étrangers ont été rapatriés mardi. Mais des avocats mobilisés pour défendre la cause des anciens interprètes de l'armée assurent que, pour le moment, aucun d'entre eux n'a fait partie de ces premiers vols. Explications avec notre journaliste Louisa Benchabane.

D'anciens interprètes et ouvriers de l'armée française manifestent pour demander des visas français pour quitter l'Afghanistan en raison des menaces de mort des talibans, près de l'ambassade de France à Kaboul (Afghanistan), le 23 octobre 2020. (WAKIL KOHSAR / AFP)


(WAKIL KOHSAR / AFP)



12h56 : Il est l'heure d'un nouveau point sur l'actualité de ce vendredi 20 août :

• Un rapport confidentiel de l'ONU affirme que les talibans traquent les personnes ayant travaillé avec les Occidentaux, loin de leurs promesses de ne pas mener de représailles. Un média allemand a révélé qu'un membre de la famille d'un de ses journalistes avait été tué.


• Le gigantesque feu de forêt du Var est désormais fixé, ont annoncé le préfet et les pompiers, qui restent vigilants au risque de reprise. Selon nos informations, la piste d'un mégot mal éteint est privilégiée par les enquêteurs, qui cherchent d'éventuels témoins du départ du feu lundi.

• Le nouveau commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, Eric Steiger, a été relevé de ses fonctions à sa demande. La révélation de sa condamnation pour violences conjugales avait provoqué un tollé.

10h27 : Du fait de la guerre, mais aussi du dérèglement climatique, "une personne sur trois" est en situation d'insécurité alimentaire en Afghanistan, selon la représentante du Programme alimentaire mondial dans le pays. Une sécheresse a notamment provoqué une baisse de 40% de la récolte de blé. Mais la guerre a aussi entraîné la fuite de certains agriculteurs, et la destruction d'infrastructures permettant de transporter la nourriture.

10h30 : L'ONG Amnesty International accuse des combattants talibans de l'assassinat de neuf hommes appartenant à l'ethnie des Hazara, dans la province de Ghazni, début juillet. Certains ont été torturés puis exécutés. Les Hazaras sont un peuple chiite, régulièrement ciblé par les talibans comme par l'Etat islamique.

10h32 : "Ils m'envoient des vidéos de décapitation sur mon compte Facebook, en disant qu'ils vont venir me faire la même chose. (...) On a tellement peur de sortir."

Franceinfo a recueilli un témoignage qui illustre la terreur dans laquelle vivent certains Afghans menacés par les talibans. Ciblé pour avoir travaillé pour l'Unesco à la préservation du site bouddhiste de Bâmiyân (en photo ci-dessous), Reza a fui à Kaboul où il se cache. Il espère être accueilli en France, sans certitude.



(MOHAMMAD ALI SHAIDA / AFP)

10h33 : Un des deux Afghans morts lundi après avoir chuté d'un avion américain à son décollage de Kaboul était un jeune de 17 ans, membre d'une équipe nationale de jeunes de football, a annoncé la direction générale de l'éducation physique et des sports d'Afghanistan. Zaki Anwari voyait l'arrivée des talibans au pouvoir comme "la fin de ses rêves et de ses chances d'une carrière sportive", explique un responsable de cette fédération sportive au New York Times (article en anglais).

09h08 : Rappelons les principales infos de ce vendredi :

• Un rapport confidentiel de l'ONU affirme que les talibans traquent les personnes ayant travaillé avec les Occidentaux, loin de leurs promesses de ne pas mener de représailles.


• Les évacuations se poursuivent : hier, un nouveau vol avec 200 passagers à bord, dont une majorité d'Afghans, a atterri à Paris.


• Le gigantesque feu de forêt du Var "n'a pas progressé" cette nuit, mais les pompiers expliquent rester "hypervigilants" à d'éventuelles reprises.

08h12 : D'une part, cette réalité n'était que bornée aux quartiers aisés de la capitale afghane, ce que dévoile le reportage de la photographe où figurent plusieurs femmes portant le voile, parfois intégral.

D'autre part, "le féminisme ne peut être réduit à un choix vestimentaire", rappelle Alex Shams, doctorant en anthropologie socioculturelle à l'université de Chicago, qui conteste l'utilisation politique de cette image. En 2017, c'est d'ailleurs cette photo qui a été utilisée pour convaincre Donald Trump de maintenir les troupes américaines dans le pays.

08h20 : Kaboul, 1972, trois étudiantes en minijupe se promènent sous l'objectif de Laurence Brun. Depuis la reprise du pouvoir par les talibans, cette photo a été largement relayée sur les réseaux sociaux pour dénoncer la menace qui pèse sur les droits des femmes afghanes. Mais attention à "l'instrumentalisation" de cette image, prévient un expert.



(LAURENCE BRUN / GAMMA-RAPHO / GETTY IMAGES)

07h46 : A Paris, la Maison des journalistes va héberger à partir de lundi huit journalistes afghans qui "ont dû fuir en catastrophe" leur pays, annonce à franceinfo la directrice de cette structure qui accompagne des jounalistes exilés.

08h22 : La radio allemande Deutsche Welle annonce que les domiciles d'au moins trois de ses journalistes en Afghanistan ont été visés par des raids des talibans. Un membre de la famille d'un de ces journalistes a été tué par balles et un autre gravement blessé, tandis que d'autres de ces proches ont pu fuir in extremis. Le journaliste en question est actuellement en Allemagne.

08h24 : "Nous nous attendons à ce que les individus ayant travaillé pour les forces américaines et de l'Otan et leurs alliés, ainsi que les membres de leurs familles, soient menacés de torture et d'exécution".

Le directeur du groupe d'experts auteurs de ce rapport pour l'ONU s'inquiète pour les personnes ciblées par les talibans. Il estime que cette traque mettra aussi "en péril" le réseau des services de renseignement occidentaux dans le pays.

06h57 : L'AFP dit avoir consulté un rapport confidentiel de l'ONU selon lequel les talibans intensifient leur traque des Afghans ayant travaillé pour les forces de la coalition. Les experts affirment qu'ils ont des "listes prioritaires" d'individus à arrêter, et qu'ils effectuent des visites chez ces derniers et les membres de leurs familles. Ces personnes sont également recherchées sur le chemin de l'aéroport de Kaboul.

06h29 : Facebook annonce avoir mis en place une fonctionnalité permettant de "verrouiller son compte en un clic". Elle est pensée pour ses utilisateurs afghans, dont les profils sur les réseaux sociaux contiennent des informations qui peuvent les mettre en danger après la prise de pouvoir soudaine des talibans.

08h26 : Plus tôt, lors d'un échange avec le président russe, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a évoqué ces "attentes prioritaires à l'égard des talibans" : "Lutte contre la drogue et les trafics d'armes, rupture avec les mouvements terroristes internationaux, respect du droit des femmes." La Russie, qui s'est montrée plus ouverte à discuter avec le nouveau pouvoir afghan, n'a pas déménagé son ambassade.

08h00 : Emmanuel Macron s'est entretenu hier soir avec son homologue américain, Joe Biden. Selon l'Elysée, il a évoqué la "responsabilité morale" envers les Afghans qui ont travaillé pour la coalition occidentale, et les deux dirigeants "sont convenus de renforcer leur action commune en matière humanitaire, politique et de lutte contre le terrorisme dans les prochains jours".

07h42 : Commençons par un point sur les principales infos de ces dernières heures :

• Dans le Var, la situation de l'incendie qui fait rage depuis lundi reste "très instable", selon le préfet du département. La gendarmerie a lancé un appel à témoins pour en savoir plus sur les circonstances du départ de feu, près d'une aire d'autoroute à Gonfaron.

• Un troisième avion s'est posé à Paris avec à son bord 200 personnes évacuées de Kaboul, dont une grande majorité d'Afghans.

• Le nombre de malades hospitalisés dans les services de soins critiques est toujours au-dessus des 2 000 patients, mais les contaminations sont à la baisse. Ainsi, 23 973 nouveaux cas ont été recensés ces dernières 24 heures, contre 28 554 il y a une semaine