Afghanistan : au moins huit morts après une série de fortes explosions à Kaboul

Des roquettes, notamment, se sont abattues samedi près de la Zone verte où se trouvent ambassades et compagnies internationales. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ces tirs. 

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Des habitants constatent les dégâts causés par une série d'explosions, le 21 novembre 2020 à Kaboul (Afghanistan). (WAKIL KOHSAR / AFP)

Une série de fortes explosions ont secoué le centre de Kaboul, samedi 21 novembre, et ont fait au moins huit morts, a déclaré le porte-parole du ministre de l'Intérieur Tariq Arian. "Vers 8h40 ce matin, les terroristes ont tiré 23 roquettes sur la ville", a assuré ce dernier. Le porte-parole de la police de la capitale afghane, Ferdaws Faramarz, a confirmé ces détails et ce bilan. Les explosions se sont produites dans des zones densément peuplées de la capitale afghane, près de la Zone verte où se trouvent ambassades et compagnies internationales.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ces tirs. Avec "28 roquettes Katioucha", les "soldats du califat ont pris pour cible la Zone verte (...) où se trouvent le bâtiment de la présidence afghane, les ambassades des pays croisés, et les sièges des forces afghanes", dit leur communiqué publié sur les chaînes Telegram de l'organisation jihadiste.

Ross Wilson, le chargé d'affaires américain à Kaboul, a condamné l'attaque sur Twitter. "Les Etats-Unis vont continuer à travailler avec nos partenaires afghans pour éviter ce type d'attaques", a-t-il écrit.

Le ministère de l'Intérieur afghan a par ailleurs déclaré que deux petites explosions de "bombe collante" avaient été signalées plus tôt samedi, dont une qui a frappé une voiture de police, tuant un policier et en blessant trois autres. L'attaque survient avant les rencontres prévues samedi à Doha, capitale du Qatar, entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan, qu'il doit voir séparément.

Trump et Biden d'accord pour un retrait

Les talibans se sont engagés à ne pas attaquer les zones urbaines aux termes d'un accord de retrait de l'armée américaine, mais les autorités de Kaboul ont accusé les insurgés d'autres attaques récentes dans la capitale. Plus tôt dans la semaine, le Pentagone avait annoncé le retrait prochain de quelque 2 000 soldats d'Afghanistan, accélérant ainsi le calendrier établi lors d'un accord signé en février à Doha entre Washington et les talibans, qui entérinait le retrait complet des troupes à la mi-2021. Donald Trump, comme Joe Biden, souhaite mettre un terme à la guerre en Afghanistan.

Une vague de violence secoue le pays depuis des mois. Au cours des six derniers mois, les talibans ont mené 53 attentats-suicides et déclenché 1 250 explosions, qui ont fait 1 210 morts et 2 500 blessés parmi les civils, a déclaré cette semaine le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian.

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