Afghanistan : un nouveau bilan fait état de 103 morts et 235 blessés dans l'explosion d'une ambulance piégée à Kaboul

Les talibans ont revendiqué l'attentat. L'explosion s'est produite dans le quartier abritant des bureaux du ministère de l'Intérieur et ceux de l'Union européenne.

Le site où une ambulance a explosé dans un attentat-suicide à Kaboul, en Afghanistan, le 27 janvier 2018. 
Le site où une ambulance a explosé dans un attentat-suicide à Kaboul, en Afghanistan, le 27 janvier 2018.  (RAHMAT GUL / AP / SIPA)

Le bilan s'alourdit. Au moins 103 personnes sont mortes et 235 ont été blessées dans l'explosion d'une ambulance piégée à Kaboul, samedi 27 janvier. L'explosion s'est produite dans le quartier abritant des bureaux du ministère de l'Intérieur et ceux de l'Union européenne. Cet attentat, revendiqué par les talibans, survient une semaine après l'attaque de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, qui a fait 22 morts, dont 14 étrangers. 

"Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages. Il a indiqué au premier contrôle qu'il acheminait un patient vers l'hôpital Jamuriat" voisin, a expliqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Au second barrage, il a été identifié et il a fait détoner sa charge", a-t-il ajouté. L'explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale.

Niveau d'alerte extrême à Kaboul 

L'attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : "Un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l'Intérieur où se trouvaient de nombreuses forces de police", a-t-il indiqué.

Le niveau d'alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique, dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en "lock down" (sorties interdites).

Cet attentat est le troisième à frapper l'Afghanistan en une semaine après l'attaque le 20 janvier de l'hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.