Tempête Alex : "Nous sommes à la moitié du chemin pour rétablir l'ensemble des communications", assure la PDG d'Orange

Plus de 70% du réseau est rétabli dans les vallées de la Tinée et de la Roya, mais c'est dans la vallée de la Vésubie que la situation est "la plus complexe". La PDG d'Orange France s'attend à plusieurs mois de travaux.

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Les inondations et les glissements de terrain "ont emporté les routes", "et sous la route, vous avez la fibre optique", explique Fabienne Dulac, PDG d'Orange France. (EMMANUEL GRABEY / FRANCE-INFO)

"Nous sommes à un peu plus de la moitié du chemin à parcourir pour rétablir l'ensemble des communications", a expliqué mercredi 7 octobre sur franceinfo Fabienne Dulac, la PDG d’Orange France et directrice générale adjointe d’Orange, alors que les réseaux de télécommunication ont été détruits à certains endroits des vallées de la Roya, de la Tinée et de la Vésubie dans les Alpes-Maritimes.

"Nous sommes toujours dans une situation perturbée, mais qui s'améliore de jour en jour", tient à rassurer Fabienne Dulac. Dans la vallée de la Tinée, le réseau fixe, Internet et mobile "fonctionne à plus de 80 %". Dans la vallée de la Roya, c'est environ 70% du réseau qui est rétabli "avec encore quelques villes en difficulté". Mais c'est dans la vallée de la Vésubie que la situation est "la plus complexe", avec "des routes extrêmement endommagées".

Des téléphones satellites mis à disposition 

Au total, Orange a pu rétablir "24 sites mobiles". "Ce sont donc 24 antennes qui ont été rétablies et qui fonctionnent, 21 restant coupées", détaille Fabienne Dulac. L'accès Internet et réseaux téléphoniques de "5 300 clients particuliers et entreprises ont été rétablis. 4 700 restent encore en panne".

La PDG d'Orange France assure que des "solutions transitoires via satellite" ont été mises en place "dans une douzaine de communes en mettant à disposition des téléphones satellites". Une trentaine de téléphones satellitaires ont été mis à disposition de la préfecture et des élus des communes. Orange a également mis en service vingt points d'accès Wi-Fi ouverts, "qui sont alimentés par satellite et qui permettent, dans les villages les plus isolés, aux populations de se connecter téléphoniquement et de commencer à avoir des communications avec leurs familles".

Plusieurs mois de travaux de rétablissement

Fabienne Dulac prévient que le retour à la normale des communications prendra "plusieurs mois". Il faut d'abord "remettre en place temporairement les réseaux en reconstruisant le plus rapidement les fibres qui ont été endommagées". Les inondations et les glissements de terrain "ont emporté les routes. Et sous la route, vous avez la fibre optique". Ces fibres optiques "desservent des installations fixes et mobiles, et donnent accès au fixe ou au mobile". Le rétablissement dépend également de la remise en route de l'électricité. Cela doit permettre "de relancer nos antennes et, une fois que l'électricité est remise, de diagnostiquer les travaux que nous avons à faire sur notre propre réseau".

Le travail le plus long sera "sur la boucle locale, c'est-à-dire qu'il va falloir reconstruire de façon pérenne des fibres, pour les rendre résistantes à des risques climatiques visiblement identifiés dans la zone", souligne Fabienne Dulac. La PDG d'Orange France précise que "malheureusement", il n'y a pas "de solutions idoines" en matière d'équipements résistants aux intempéries. "À chaque topographie, à chaque géographie, les risques ne sont pas les mêmes. Vous avez des poteaux qui sont emmenés par le vent. Là, nous avions un réseau plutôt enterré, qui devait être beaucoup plus solide et qui a été emmené au final avec les routes."

"Nous apprenons à chaque fois en fonction des connaissances de la zone, de la géographie, des risques liés aux effets climatiques, à sécuriser nos réseaux", ajoute Fabienne Dulac.

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