Tempête Alex : le réchauffement climatique mis en cause

La crue géante des cours d'eaux dans les Alpes-Maritimes après le passage de la tempête Alex vendredi 2 octobre est le résultat d'un épisode méditerranéen, particulièrement violent. Pouvait-on prévoir un tel phénomène ?

France 2

Vendredi 2 octobre, dans l'arrière-pays niçois, la pluie a tout ravagé sur son passage lors de la tempête Alex. Des torrents de boue, d'une violence inouïe, se sont formés. "Il est tombé, en l'espace d'une dizaine d'heures, près de 500 millimètres de précipitation, ce qui correspond à l'équivalent de trois mois et demi de précipitation. Ce sont des intensités qu'on peut qualifier de tropicales", explique Jérôme Cerisier, prévisionniste DNT.

Le réchauffement climatique mis en cause

En France, le record date de 1940. Dans le Roussillon, près de 1 000 millimètres d'eau avaient défiguré les villages. Rares à l'époque, ces intempéries se multiplient depuis des années. Le réchauffement climatique entraîne le réchauffement de l'air, l'eau s'évapore en plus grande quantité et provoque des orages de plus en plus violents. "Particulièrement au nord de la Méditerrannée, ce type de phénomène sera de plus en plus dévastateur dans les années qui viennent. Le réchauffement climatique est très largement responsable d'événements de ce type", explique François Lalaurette, directeur des opérations pour prévision Météo France.

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La tempête Alex touche la ville de Batz-sur-Mer, en Loire-Atlantique, le 2 octobre 2020.
La tempête Alex touche la ville de Batz-sur-Mer, en Loire-Atlantique, le 2 octobre 2020. (ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS / AFP)