VIDEO. A Nice, les plongeurs de la Gendarmerie en eaux troubles à la recherche de victimes de la tempête Alex

Ce sont des missions à haut risque. Deux semaines après le passage de la tempête, les recherches se poursuivent en mer à l’embouchure du fleuve Var où des victimes auraient pu être emportées. Des plongées rendues dangereuses par les nombreux débris et le manque de visibilité. 

Ici au large de l'aéroport de Nice, la Méditerranée n’a toujours pas retrouvé son bleu azur. Deux semaines après la tempête, à l'embouchure du Var, l’eau reste trouble et d’innombrables déchets flottent à la surface. Le fleuve a charrié une quantité impressionnante d’arbres, de maisons détruites mais aussi de véhicules. Des véhicules dans lesquels pourraient toujours se trouver des victimes.

Les plongeurs de la Gendarmerie se relaient pour effectuer cette mission compliquée, dangereuse mais nécessaire. "On le fait, il faut le faire. C’est pour les familles", assure avant de plonger, le gendarme Thomas Herrera, technicien en investigation subaquatique. Des plongeurs qui, compte tenu de l’absence totale ou presque de visibilité, sont épaulés par un sonar qui va permettre de détecter des objets volumineux, comme un véhicule.

Bilan toujours provisoire

À ce jour, le bilan s’élève à sept corps retrouvés, dont cinq attribués avec certitude aux intempéries et treize personnes habitants des vallées touchées portées disparues. Les dépouilles de cinq victimes ont été rendues à leurs familles après leur identification. Les crues ont par ailleurs emporté près de 400 tombes à Saint-Martin-Vésubie et Saint-Dalmas-de-Tende, ce qui complique considérablement la tâche des enquêteurs selon le procureur de la République de Nice.  

A l'initiative de France 3 Côte d'Azur, un groupe Facebook "Entraide aux sinistrés" a été créé au lendemain de la catastrophe. Il compte aujourd'hui plus de 26 000 membres.

Plongeurs de la Gendarmerie
Plongeurs de la Gendarmerie (France 3 Côte d'Azur / D. Pardanaud)