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Santé : tous égaux face au froid ?

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Santé : tous égaux face au froid ?
FRANCE 2
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France Télévisions

Le fait d'être frileux s'expliquerait d'un point de vue scientifique. 

Alors que certains sont emmitouflés, d'autres sont en maillot de bain sur cette plage de Marseille (Bouches-du-Rhône). Quel que soit le temps, ces habitués se baignent tous les matins depuis des années. L'eau est à 11 degrés. Nager en eau froide est leur manière de rester en forme. "Ça apporte un bien-être exceptionnel, on n'est jamais malade, et pour moi, c'est une thérapie aussi bien physique que mentale", confie un homme. Mais face au froid, sommes-nous tous égaux ? Pourquoi certains sont-ils plus frileux que d'autres ?

La testostérone inhibe la sensation de froid

La sensibilité au froid dépendrait-elle du sexe ? Oui, selon cette scientifique, qui étudie les effets du froid sur cette souris. Tout est une question d'hormones. "La testostérone inhibe et stoppe notre sensation au froid", explique Dimitra Gkika, du laboratoire de physiologie cellulaire de l'université de Lille (Nord). "Les hommes ont plus de testostérone, ils vont moins sentir le froid, parce que cette testostérone bloque le récepteur face au froid". Face au froid, d'autres critères entrent en jeu. Chez certains, les récepteurs situés dans le cerveau peuvent être altérés et donner de fausses informations à notre corps. Une masse musculaire importante permet de mieux se réchauffer, et une bonne circulation du sang aide à lutter contre le froid. Des inégalités que l'on peut compenser, grâce à certains aliments, comme le gingembre, le poivre ou le café et le thé, qui "permettent d'augmenter cette dépense énergétique appelée thermogenèse", selon la docteure Catherine Serfaty Lacrosnière.

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