Episode de gel : Jean Castex annonce 20 millions d'euros d'aide d'urgence aux agriculteurs

La vallée de la Garonne, la Dordogne, certaines régions de l'Est et le nord de la région Aquitaine sont particulièrement touchés, a précisé le Premier ministre.

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Le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie (G), et le Premier ministre, Jean Castex (D), constatent les dégâts causés par le gel chez un agriculteur de Cazes-Mondenard (Tarn-et-Garonne), le 5 avril 2022. (FRED SCHEIBER / AFP)

Trois journées consécutives de gel printanier ont infligé de lourdes pertes, comme en 2021, dans les vergers français. Face à ces dégâts, Jean Castex a promis mardi 5 avril "un fonds d'aide d'urgence pour un montant de 20 millions d'euros" et l'activation du "fonds national des calamités agricoles". "Nous réactiverons également la prise en charge exceptionnelle [des] cotisations sociales", a assuré le chef du gouvernement après la visite d'une exploitation sinistrée à 80% à Cazes-Mondenard, dans le Tarn-et-Garonne.

La vallée de la Garonne, la Dordogne, certaines régions de l'Est et le nord de la région Aquitaine sont particulièrement touchés, a précisé Jean Castex, qui était accompagné du ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie. "Ce sont de bonnes mesures, mais ce qui manque, c'est de la trésorerie, immédiatement", a réagi le président de la chambre d'agriculture du Tarn-et-Garonne. Il a estimé que les aides risquaient de n'arriver qu'en fin d'année.

Les dégâts dans ce département, l'un des plus touchés, pourraient "être pires que l'an dernier" dans les plantations de fruits à noyau. "On sera environ 80% de pertes liées au gel", a poursuivi le président de la chambre d'agriculture, soulignant que ces chiffres devaient encore être affinés. En 2021, un épisode exceptionnel de gel en avril avait amputé de moitié les récoltes d'abricots, de cerises et de poires par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, selon le service des statistiques du ministère de l'Agriculture. La production viticole avait, elle, reculé à un "niveau historiquement bas", en chute de 19% sur un an. Selon les scientifiques, ces épisodes exceptionnels vont devenir plus fréquents en raison du dérèglement climatique.

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