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Pollution de la vallée de l'Arve : "Nous avons l'impression d'avoir eu une écoute" des ministres, explique une association

Après la visite de trois ministres en Haute-Savoie vendredi, l'association Les Amis de la Terre dit avoir été écouté au sujet la pollution récurrentes aux particules fines dans la vallée de l'Arve.

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Radio France
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Des manifestants défilent contre la pollution dans la Vallée de l'Arve, à Passy (Haute-Savoie), en novembre 2016. (GR?GORY YETCHMENIZA / MAXPPP)

L'association Les Amis de la Terre ont eu "l'impression d'avoir eu une écoute" au sujet de la pollution récurrentes aux particules fines dans la vallée de l'Arve, après la visite vendredi 29 septembre de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Buzyn, ministre de la santé et Elisabeth Borne, ministre des Transports.

"Sortir un million de camions de la route"

Parmi les causes de cette pollution : le transport routier. Daniel Ibanez, économiste, porte-parole des Amis de la Terre en charge des questions de transport, a appelé le gouvernement et la SNCF à utiliser "la voie ferroviaire qui circule aujourd'hui en Italie et qui est utilisée", selon lui, "à moins de 20% de sa capacité".

"Il y a 20 trains en fret alors qu'il peut y en avoir 120. Si nous utilisons ces capacités à hauteur des 120 trains (...) Nous serions capables aujourd'hui de sortir un million de camions de la route. Pourquoi ne le fait-on pas tout de suite ?", s'est-il interrogé.

Les Amis de la Terre ont demandé au trois ministres "des choses simples qui n'appellent pas de taxations supplémentaires. L'interdiction des camions Euro 1, Euro 2 et Euro 3 [classifications des normes européennes d'émission] qui sont les plus polluants qui généralement sont utilisés par les pays de l'Est, a confié Daniel Ibanez. Nous avons l'impression d'avoir eu une écoute."

L'association réclame 120 millions d'euros

Le porte-parole des Amis de la Terre est aussi revenu sur le fonds constitué en 2012 pour faire évoluer les modes de transport et trouver des solutions alternatives. L'association a réclamé le remboursement des 120 millions d'euros qui ont été versés grâce au péage, tirés de la pollution en vallée de L'Arve, au tunnel du Mont-Blanc. "Ces 120 millions, ce sont les bénéfices du Mont-Blanc. Ils viennent des camions qui circulent. Ils ont été versés au tunnel routier du Fréjus en vallée de la Maurienne pour éponger des pertes, a expliqué Daniel Ibanez. Nous avons demandé le remboursement pour les affecter au ferroviaire et au report des marchandises sur le ferroviaire. On ne nous a pas répondu. Nous insisterons, y compris judiciairement pour que ces 120 millions soient remboursés."

"De manière éthique et de manière morale, il n'est pas acceptable qu'on prenne 120 millions de la pollution de la Vallée de l'Arve et du tunnel du Mont-Blanc pour financer la pollution et la possibilité de polluer dans la vallée de la Maurienne et au tunnel routier du Fréjus", a-t-il conclu.

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