Pollution dans la vallée de l'Arve : "Avec un ministre qui a conscience du changement climatique, on enfin espoir"

Anne Lassman-Trappier; de l'association Inspire, compte sur la visite de trois ministres, vendredi en Haute-Savoie, pour apporter des solutions aux épisodes de pollution aux particules fine dans la vallée de l'Arve.

Des manifestants défilent contre la pollution dans la Vallée de l\'Arve, à Passy (Haute-Savoie), en novembre 2016
Des manifestants défilent contre la pollution dans la Vallée de l'Arve, à Passy (Haute-Savoie), en novembre 2016 (GR?GORY YETCHMENIZA / MAXPPP)
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franceinfoRadio France

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Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Buzin, ministre de la santé et Elisabeth Borne, ministre des Transports, se sont rendus vendredi 29 septembre dans la vallée de l'Arve en Haute-Savoie, pour rencontrer des élus et des associations. Trois ministres au chevet d'une vallée au bord de l'asphyxie après des épisodes à répétition de pollution aux particules fines. Anne Lassman-Trappier, présidente de l’association Inspire, a fait part, sur franceinfo, de son "espoir que les choses vont vraiment évoluer" car, selon elle, "la solution est politique".

franceinfo : Qu'attendez-vous de cette visite ?

Anne Lassman-Trappier : L'espoir est immense. Cela fait 10 ans, 15 ans, 20 ans qu'on porte les mêmes demandes auprès des ministres différents et successifs et qu'on n'est pas entendus. Avec un ministre qui a conscience des enjeux de santé, d'environnement, du changement climatique, on a enfin espoir que les choses évoluent et qu'on se donnera les moyens d'être en transition énergétique en France.

D'où vient cette pollution ?

On a trois sources de pollution. Il faut absolument agir sur ces trois sources. Il y a  les transports, qui transitent par le tunnel du Mont-blanc, les déplacements des habitants et des vacanciers et enfin le secteur résidentiel, avec le chauffage, et l'industrie. La vallée de l'Arve est un des fleurons de l'industrie française. On est dans un melting-pot d'émissions. Il faut absolument agir sur toutes ces émissions. En plus, on est dans une zone très sensible de montagne. On a des concentrations qui peuvent être très fortes en cas de beau temps hivernal. On a des inversions de températures qui font que l'air est totalement immobile. Tout ce qui est émis dans la vallée, pendant plusieurs jours, s'accumule. On atteint des pics de pollution qui sont assez spectaculaires et visibles. On est en montagne, lorsqu'on monte, on la voit dans la vallée.

Que faut-il faire ? Empêcher les camions de rouler ?

En France, on a une politique des transports très pro-routière. On peut tout à fait envisager une politique des transports qui donne sa juste place au ferroviaire. On a des capacités ferroviaires qui existent dans les Alpes et qui ne sont utilisées qu'à 20% de leur capacité. La solution est politique, il n'y a pas de problème technique. Et puis il faut agir sur les autres sources de pollution, l'industrie, le chauffage, les trransports en commun.

Pollution dans la vallée de l'Arve : "La solution est politique", selon Anne Lassman-Trappier (association Inspire)
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