Municipales à Paris : les promesses des candidats pour changer d'air

Alors que la capitale connaît un quatrième jour au delà du seuil d'alerte maximum de pollution, les prétendants à l'Hôtel de Ville dégainent leur programme pour l'écologie.

Une rue pleine de véhicules en plein pic de pollution à Paris, le 14 mars 2014.
Une rue pleine de véhicules en plein pic de pollution à Paris, le 14 mars 2014. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un épais nuage de particules fines en suspension assombrit le ciel d'un tiers de l'Hexagone depuis près d'une semaine. A Paris, les monuments disparaissent du paysage, et l'air était plus pollué qu'à Pékin, jeudi 13 mars. L'occasion pour les candidats à l'élection municipale dans la capitale de s'interpeler sur le sujet. 

Sur Twitter, le candidat Europe Ecologie-Les Verts a apostrophé Nathalie Koscuisko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS), qui se sont mutuellement accusées de n'avoir rien fait, raconte France 3 Ile-de-France. Francetv info s'est penché sur les programmes des candidats. Et leurs propositions se ressemblent.  

Ce qu'ils proposent (presque) tous

Un pass Navigo unique et multimodal. Il s'appelle le Navigo universel chez Anne Hidalgo (PS), la carte Navigo unique chez Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Pass Mobilité chez Christophe Najdovski (EELV). Il s'agit d'un abonnement donnant à la fois accès aux transports en commun en Ile-de-France mais aussi à l'offre de transports partagés que sont le Vélib' et Autolib', que ces trois candidats souhaitent développer. 

Miser sur l'électrique. Ces trois candidats, ainsi que Danielle Simmonet du Parti de gauche, comptent renouveler le parc automobile de la ville pour qu'il soit composé uniquement de véhicules hybrides ou électriques. Une mesure que le candidat FN Wallerand de Saint-Just veut appliquer aux véhicules de la RATP.

Anne Hidalgo et NKM entendent également augmenter les bornes permettant aux automobilistes de recharger leur voiture. Il s'agit d'en trouver une tous les 500 m pour la première. La seconde promet de créer 2 000 bornes de recharge électrique pour les particuliers et 500 bornes de recharge rapide. 

Réduire la vitesse autorisée. Alors qu'Anne Hidalgo souhaite réduire la vitesse autorisée dans Paris à 30 km/h et 70 km/h sur le périphérique, Christophe Najdovski souhaite limiter cette vitesse à 50 km/h sur le périphérique la nuit, tandis que Danièle Simmonet souhaite développer les zones de circulation à 30 km/h. Le candidat frontiste, Wallerand de Saint-Just, propose l'inverse : réduire le nombre de zones où la vitesse est limitée et rétablir les 80 km/h sur le périphérique. 

Favoriser la circulation des deux-roues. Pour Anne Hidalgo, c'est le Scootlib', un service de scooters électriques en libre-service. Un concept également proposé par Danielle Simmonet. De son côté, la candidate de l'UMP souhaite créer 50 000 places de stationnement sur voirie pour les deux-roues motorisés. Tous souhaitent encourager l'usage du vélo à Paris. 

Des places de parking. Partant du principe qu'"un automobiliste sur cinq qui roule dans Paris est à la recherche d'une place", NKM propose de doubler le nombre de places de stationnement disponibles. Rejointe par Wallerand de Saint-Just qui envisage des "états généraux du stationnement", avec la création "urgente" de 35 000 places en surface. 

Le bonus de chacun

La "fête du périph'" d'Anne Hidalgo. "Le périphérique sera peu à peu transformé en boulevard urbain, moins pulluant, moins bruyant", promet la candidate socialiste qui souhaite y organiser une fête annuelle, "les 24 heures du périphérique" lors de l'arrivée du Tour de France.

La Zapa de NKM. La candidate UMP demande la création d'une Zapa, une zone d'action prioritaire pour la qualité de l'air, pour interdire l'accès à Paris aux poids lourds et cars de tourisme les plus polluants.

Les arbres de Christophe Najdovski. "Je ferai de la Petite ceinture une grande coulée verte autour de Paris, ouverte aux piétons, à des activités culturelles, sportives ou de jardinage", promet le candidat écologiste qui s'engage à "végétaliser l'espace public, les toits et les façades" parisiennes.

Les rues piétonnes de Danielle Simmonet. La candidate du Parti de gauche souhaite tripler le nombre de rues piétonnes et s'attaquer à "l'envahissement" des voies par le "matériel publicitaire".

Le retour de la circulation sur les voies sur berges de Wallerand de Saint-Just. Le candidat FN dénonce "la dictature anti-voitures" à Paris. Il souhaite notamment mettre fin, "à terme", à la verbalisation du stationnement payant.