Limiter la vitesse à 50 km/h sur le périphérique parisien permettrait "de pacifier la circulation et la conduite"

Toutes les villes et les collectivités de la première ceinture seront consultées, a affirmé lundi sur franceinfo Eric Azière, le rapporteur de la mission d'information et d'évaluation du Conseil de Paris, après la volonté annoncée d'abaisser la limitation de vitesse.

Périphérique parisien, le 21 février 2019 (illustration).
Périphérique parisien, le 21 février 2019 (illustration). (LUC NOBOUT / MAXPPP)

"On va prendre le temps de la concertation, de l'annonce, de la pédagogie", a déclaré lundi 29 avril sur franceinfo Eric Azière, rapporteur de la mission d'information et d'évaluation du Conseil de Paris, chargée de réfléchir à l’avenir du périphérique parisien.

Dans un pré-rapport, la mission recommande d'abaisser la limitation de vitesse à 50 km/h et de mettre en place une voie entièrement consacrée aux transports en commun, au covoiturage et aux voitures propres.

"C'est une source de pollution"

Selon Eric Azière, le périphérique "appartient à tous ceux qui le pratiquent, et donc on va le faire dans une gouvernance partagée". "C'est une source de pollution : d'abord, de particules fines mais aussi par le bruit", a t-il ajouté. "Ça pourrait permettre d'améliorer le flux et de pacifier la circulation et la conduite".

Il l'assure, la mission sera à l'écoute des communes alentours, et ne tiendra pas seulement compte de l'avis des Parisiens. "Dans cette mission d'information et d'évaluation, on a eu une pratique nouvelle : c'est la consultation de toutes les villes et les collectivités de la première ceinture", a annoncé Eric Azière. "On n'aime pas en province que Paris vous impose quelque chose et on aime encore moins, en banlieue parisienne, que Paris vous impose quelque chose donc il faut que Paris change d'attitude et dise 'on commence par parler ensemble et on décide ensemble'", a-t-il conclu.