La région parisienne subit le pic de pollution "hivernal" le plus long et le plus intense depuis dix ans, selon Airparif

Ce pic est dû aux émissions de particules fines, principalement liées au chauffage au bois et au trafic routier, et à des conditions météo qui favorisent la stagnation de cette pollution.

Paris et son nuage de pollution aux particules fines, le 5 décembre 2016.
Paris et son nuage de pollution aux particules fines, le 5 décembre 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)

La région parisienne subit le pic de pollution "hivernal" (au sens de l'hiver météorologique, qui débute le 1er décembre) le plus intense et le plus long depuis au moins dix ans, a annoncé Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air, mercredi 7 décembre. Ce pic est dû aux émissions de particules fines, principalement liées au chauffage au bois et au trafic routier, conjuguées à la prolongation de conditions météo favorables à leur maintien près du sol (fort anticyclone, peu de vent, contraste de températures).

Le seuil d'alerte dépassé aussi jeudi ?

Le record de pollution a été atteint jeudi 1er décembre, avec des concentrations maximales de 146 microgrammes/m3. Après une accalmie durant le week-end grâce à un vent plus fort, la pollution a de nouveau dépassé les seuils lundi et se poursuit depuis. Airparif prévoit encore un "possible dépassement du seuil d'alerte" pour la pollution aux particules (concentration supérieure à 80 microgrammes/m3), jeudi 8 décembre.

Le préfet de police de Paris a mis en place la circulation alternée dans la capitale et dans 22 villes d'Ile-de-France, mardi 6 et mercredi 7 décembre, en raison du pic de pollution aux particules fines et au dioxyde d'azote. C'est la quatrième fois que ce dispositif est appliqué dans la capitale après octobre 1997, mars 2014 et mars 2015.

Etant donné que les conditions météo vont rester les mêmes durant les prochains jours, l'épisode de pollution va se poursuivre. Il est donc possible que la circulation alternée soit reconduite jeudi et vendredi.