Environnement : la pollution de l'air a tué au moins 238 000 Européens en 2020

Ce chiffre est en légère hausse par rapport à 2019, précise l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans son rapport.

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France Télévisions
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Une fumée noire s'échappe d'une cheminée d'une tour de télécommunication, à Gliwice, en Pologne, le 24 janvier 2022. (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)

La pollution aux particules fines a provoqué au moins 238 000 décès prématurés dans l'Union européenne en 2020, affirme l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans son rapport (en anglais) publié jeudi 24 novembre. Ce chiffre est supérieur à celui de 2019, où l'agence a recensé environ 231 000 décès.

L'AEE explique cette évolution notamment par le fait que le Covid-19 a touché plus durement les personnes présentant des comorbidités liées à la pollution de l'air (cancers, maladies pulmonaires ou diabète de type 2). Par ailleurs, "si l'on compare 2020 à 2019, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique a augmenté pour les [particules fines] PM2,5 mais a diminué pour [le dioxyde d'azote] NO2 et [l'ozone] O3", détaille l'AEE dans son étude. 

L'UE malgré tout sur la bonne voie

Une telle hausse contraste avec le recul constant de ces vingt dernières années, avec un recul total de 45% entre 2005 et 2020. Le chiffre reste toutefois "significatif", souligne l'étude. L'agence estime par ailleurs que l'UE est sur la bonne voie pour réaliser son objectif de réduction de plus de 50% des décès prématurés en 2030 par rapport à 2005.

Au début des années 1990, les particules fines provoquaient près d'un million de décès prématurés dans les 27 pays de l'UE. En 2005, le nombre de morts s'élevait à 431 000.

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