Cet article date de plus de quatre ans.

Pollution : Grenoble se lance dans les capteurs mobiles sur des tramways

À Grenoble, la qualité de l'air va être mesurée par un nouvel équipement : des micro-capteurs qui voyageront sur le toit de tramways. À terme, il s'agit d'affiner des relevés obtenus en temps réel.

Article rédigé par
Laurent Gallien - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
A Grenoble, des micro-capteurs voyageront sur le toit de tramways afin de mesurer la qualité de l'air en temps réel. (XAVIER VILA/SIPA)

Grenoble a dû faire face à un pic de pollution particulièrement long et sévère la semaine dernière. Pour tenter de mieux mesurer la qualité de l'air, la Métropole de Grenoble et son laboratoire d'expérimentation des mobilités (Lemon) lancent une expérience de micro-capteurs mobiles. Dix capteurs, placés sur les toits des tramways de la ligne A grenobloise, vont mesurer la quantité de particules fines dans l'air durant leur parcours. Selon France Bleu Isère, les mesures et les analyses des résultats prendront cinq à six mois. 

Des données en temps réel

La mesure de la pollution à Grenoble, comme dans toute la région, est l'affaire de l'organisme Air Rhône-Alpes. L’agence, chargée de mesurer la qualité de l'air, possède actuellement une douzaine de capteurs fixes dans la métropole grenobloise. Elle souhaite se positionner à l'affût de toutes les innovations en la matière. Camille Rieux, référent territorial d'Air Rhône-Alpes en Isère, explique que l'expérimentation en cours avec des capteurs mobiles pourrait être "un moyen de compléter les données".

Les nouveaux relevés auront une spécificité. Les données sont récupérées "à partir de micro-capteurs, avec une précision qui n'est pas la même que les capteurs installés dans une station fixe". Et en plus, ajoute le spécialiste, "les capteurs sont mobiles". Le défi va donc consister à les intégrer dans l'observatoire.

La prédiction en ligne de mire

Derrière l'idée de la Métropole de Grenoble et de la startup EcoLogicSense (ELS), inventeur de ces nouveaux capteurs, il n'y a pas qu'un complément de mesure. Il y aussi la visée d'une géolocalisation plus fine et d'une application qui pourrait offrir une mesure en temps réel. Pascal Kaluzny, directeur général d’EcoLogicSense, précise que "l'objectif fixé est de communiquer à chacun une information la plus proche possible d'une information en temps réel". "Il s'agit aussi d'être capable de faire un peu de prédiction, à partir de ces informations qui remontent dans de la modélisation", explique-t-il.

À terme, si les mesures mobiles sur les tramways sont pertinentes, le système pourrait permettre également d'offrir une solution de mesures "embarquées", à des agglomérations qui ne sont pas encore équipées de capteurs fixes.

Pollution : Grenoble se lance dans les capteurs mobiles sur des tramways - un reportage de Laurent Gallien de France Bleu Isère
écouter

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.