Pollution : "des décisions pas à la hauteur des enjeux" pour l'association Respire

Paris et Lyon vont réguler la circulation des véhicules, lundi, à cause d'un nouvel épisode de pollution. L'une va mettre en place la circulation différenciée, l'autre, la circulation alternée. Mais pour le président de l'association Respire, ce ne sont que des "mesurettes".

Circulation alternée à Paris, en décembre 2016.
Circulation alternée à Paris, en décembre 2016. (LP/ AUDUREAU AURELIE / MAXPPP)

Les automobilistes parisiens et lyonnais s’organisent face à un nouvel épisode de pollution aux particules. La capitale des Gaules a choisi d'appliquer la circulation alternée lundi 23 janvier. La mesure régule la circulation des véhicules motorisés en fonction des plaques d'immatriculation. La capitale française a opté pour la circulation différenciée, qui concerne aussi sa proche banlieue. Les véhicules les plus polluants, désignés par les vignettes obligatoires depuis lundi 16 janvier, doivent rester au garage.

"Une décision qui va dans le bon sens mais ce n’est clairement pas à la hauteur des enjeux", a déclaré Olivier Blond, président de l'association Respire, sur franceinfo. Respire, association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air, en appelle au gouvernement, face à un problème aux causes multiples.

Des "mesurettes" inacceptables

Pour son président, "ce qui manque, c’est une volonté politique à la hauteur de la crise, au niveau de l’Etat, de la société toute entière. C’est inacceptable de traiter ce problème avec des mesurettes. C’est la pollution du quotidien qui est toxique, qui fait des morts. Les pics ne sont que la partie émergée de l’iceberg", a dénoncé Olivier Blond. Il ajoute que la pollution de l’air tue chaque année "48 000 personnes" et constitue "la troisième cause de mortalité en France".