Pollution : des bus et des taxis électriques en 2020 ?

La ministre de l'Écologie s'est prononcée pour le tout électrique des bus et des taxis d'ici cinq ans, pour lutter contre la pollution dans les villes. Explications avec France 2. 

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Peu encline à la mise en place de la circulation alternée lors des pics de pollution, Ségolène Royal milite pour que d'ici cinq ans, l'ensemble des bus et taxis soient électrique. "Moi ce que je veux c'est que dans cinq ans, les villes soient toutes respirables, parce que tous les taxis seront électriques, tous les bus seront électriques, que les voitures très polluantes ne seront plus acceptées dans les villes parce que les gens auront eu les moyens de changer leur véhicule", a-t-elle déclaré.

Un objectif réaliste ?

Si les chauffeurs de taxi ne sont pas contre le principe, ils estiment que la technologie n'est pas encore suffisamment au point. Ils ont besoin de beaucoup d'autonomie, "or les batteries actuellement ne permettent pas d'avoir cette autonomie-là", estime un chauffeur. Et en cas d'une longue distance parcourue, un autre s'interroge : "vous la rechargez où ?". Autre problème : le prix. Une voiture électrique avec la même capacité de transport qu'un taxi traditionnel coûte actuellement 60 000 euros, 20 000 euros de plus qu'une voiture lambda. Quant au bus électrique, le maire adjoint aux transports à la ville de Paris Christophe Najdovski attend un coup de pouce de l'état pour les mettre en place : "un bus électrique c'est deux fois le prix d'un bus ordinaire". La RATP a déjà prévu de convertir 80% de ses bus à l'électrique d'ici 2025.

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La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, quitte le Palais de l'Elysée à Paris, le 4 mars 2015. (ERIC FEFERBERG / AFP)