Ce que prévoit le plan anti-pollution adopté par le Conseil de Paris

Anne Hidalgo a présenté, lundi, les mesures de ce plan destiné, notamment, à lutter contre les pics de pollution aux particules fines, fréquents dans la capitale.

La tour Eiffel rendue invisible par la pollution atmosphérique à Paris, le 6 janvier 2015.
La tour Eiffel rendue invisible par la pollution atmosphérique à Paris, le 6 janvier 2015. (MAXPPP)
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Il était présenté par la mairie de Paris comme un plan choc pour lutter contre la pollution. Le Conseil de Paris a largement approuvé, lundi 9 février, une batterie de mesures incitatives pour réduire la pollution dans la capitale. Ce plan a été adopté avec les voix de la majorité PS-PC-EELV-PRG et de l'UDI-MoDem. Le groupe UMP et la conseillère de Paris PG Danielle Simonnet se sont abstenus.

Présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé ces mesures largement insuffisantes. "L'aide est plafonnée à 500 euros et consiste en un choix plus ou moins complexe entre des abonnements Vélib', Autolib', ou une subvention pour l'achat d'un vélo à assistance électrique. Ce n'est pas incitatif pour permettre aux Parisiens les plus modestes de trouver une alternative à leur voiture individuelle polluante", a-t-elle jugé. 

Francetv info détaille les mesures comprises dans ce plan destiné, notamment, à lutter contre les pics de pollution aux particules fines, fréquents dans la capitale. 

Les aides pour encourager les "transports propres"

La délibération prévoit de proposer aux personnes qui renonceraient à leur véhicule polluant, de bénéficier soit d'un an d'abonnement aux transports en commun gratuit (passe Navigo annuel), ainsi que d'un abonnement annuel à Vélib' et d'une offre découverte du service Autolib', soit de pouvoir acquérir un vélo et d'éventuels accessoires de sécurité, tout en bénéficiant d'une offre découverte Autolib'. Le montant de l'aide ainsi accordée pourra atteindre 500 euros pour chaque bénéficiaire. Une enveloppe de 3 millions d'euros est prévue sur la mandature.

La délibération prévoit également d'offrir aux jeunes conducteurs parisiens de moins de 25 ans venant d'obtenir leur permis un abonnement Autolib' à moitié prix, plus un crédit de 50 euros de trajets prépayés.

En outre, le texte prévoit d'aider les copropriétés à s'équiper d'abris vélos sécurisés (les travaux d'installation et les équipements seront financés par la ville de Paris à hauteur de 50% du montant total, avec une subvention plafonnée à 2 000 euros) et à s'équiper de points de recharge pour les véhicules électriques. Pour ces deux mesures, 1,5 million d'euros et 500 000 euros sont prévus sur la mandature.

Les professionnels se verront, pour leur part, octroyer une aide pour l'achat d'un véhicule électrique ou au gaz, à hauteur de 15% du prix d'achat dans la limite de 9 000 euros.

Le calendrier des mesures annoncé

Ces mesures d'accompagnement viennent appuyer des restrictions de circulation annoncées par la mairie. A partir de juillet, les cars et poids lourds les plus polluants (datant d'avant octobre 2001) ne pourront plus circuler dans la capitale. 

En juillet 2016, une zone à basse émission, où seront progressivement exclus les véhicules polluants (les voitures immatriculées avant janvier 1997 et les deux-roues enregistrés avant 2000), sera mise en place, notamment sur les grands boulevards.

Entre 2017 et 2020, l'interdiction deviendra totale pour certains véhicules et sera étendue à des modèles plus récents : ce sera notamment le cas, dans un premier temps, des diesels (euro 2) mis en service avant le 1er janvier 2001, puis des diesels (euro 3) immatriculés avant le 1er janvier 2006, et, enfin, des diesels (euro 4) immatriculés au 1er janvier 2011.