CARTE. Pollution des écoles à Marseille et dans son agglomération : vos enfants sont-ils concernés ?

L'association environnementale Greenpeace publie jeudi une carte scolaire de la pollution de l'air à Marseille. Plus de la moitié des écoles et des crèches se trouvent à moins de 200 mètres d'une zone qui dépasse la norme française annuelle de dioxyde d'azote.

C'est une première : deux associations environnementales, Respire et Greenpeace, ont réalisé des cartes scolaires de la pollution de l'air à Paris et Marseille. Grâce à ces dispositifs, les parents d'élèves peuvent savoir si l'air que respire leur enfant dans son école est pollué.

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A Marseille, avec sa carte publiée jeudi 28 mars, l'ONG s'est intéressée aux écoles maternelles, élémentaires et primaires, aux crèches et aux halte-garderies de l'agglomération. Elle y a scruté la pollution au dioxyde d'azote, un gaz nocif pour la santé principalement issu des moteurs diesel en ville.

22% des établissements au-dessus de la norme

La carte interactive de Greenpeace superpose la carte de la pollution de l'air extérieur au dioxyde d'azote produite par AtmoSud pour l'année 2017 et la carte des établissements accueillant des enfants fournie par le ministère de l'Éducation nationale et le Conseil départemental. Il en résulte que 189 écoles et crèches de Marseille et des communes adjacentes sont situées dans un rayon de 50 mètres autour d'une zone où la pollution de l'air extérieur atteint un niveau illégal, soit 22% des établissements. Plus de la moitié des écoles et des crèches (58%) se trouvent à moins de 200 mètres d'une zone qui dépasse la norme française et européenne annuelle de dioxyde d'azote, fixée à 40 µg/m³.

C'est le cas, par exemple, de la crèche Lieutaud située dans le 6e arrondissement de Marseille : "Un niveau de pollution au dioxyde d'azote de 65.9 µm/m³ est constaté dans un rayon de 50 mètres autour de l'établissement", explique sur sa carte l'association Greenpeace, qui estime que c'est "inacceptable et illégal !" Pour l'organisation internationale, "à Marseille et à l'échelle du conseil de territoire Marseille Provence plus spécifiquement, le transport routier est le premier secteur émetteur d'oxydes d'azote, suivi de près par le transport maritime".

Dans son communiqué, l'ONG veut alerter : "La pollution de l'air met en danger des milliers d'enfants à Marseille ! Pour qu'ils puissent respirer sans danger, c'est l'ensemble du trafic routier qui doit être réduit." Sur sa carte interactive, Greenpeace propose d'interpeller les élus en envoyant un courrier pré-rédigé.