Intempéries records : comment expliquer ce phénomène ?

Sur le plateau du 20 Heures de France 2, le journaliste Nicolas Chateauneuf revient sur l'exceptionnel épisode pluvieux qui a touché la France début juin.

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Le mois de mai fut exceptionnel en termes d'orages, mais c'est au mois de juin qu'on bat des records en termes de précipitations. "Un peu partout en France, la quantité d'eau tombée en 24 heures a vraiment été exceptionnelle. À Nantes (Loire-Atlantique), à Orly (Val-de-Marne), à Douzy (Ardennes) ou encore à Paris, on a battu des records parfois vieux de 50 ans, selon Météo France. À Orly, il est tombé 36 mm en une heure seulement, c'est quand même l'équivalent de trois semaines de pluie d'un seul coup. À Nantes, autre exemple, il est tombé 71 mm en 24 heures, c'est l'équivalent de 50 jours de pluie", explique le journaliste Nicolas Chateauneuf sur le plateau de France 2.

Une conséquence du réchauffement climatique

Alors, pourquoi tant d'eau ? "C'est la grande question. Depuis des semaines, nous étions dans une situation vraiment inhabituelle, avec un anticyclone centré et bloqué sur la Scandinavie, l'Allemagne et l'Europe du Nord, et une dépression en Espagne. Le tout faisait remonter de l'air chaud et très humide de la Méditerranée vers la France, avec à la clé des orages et des pluies très violentes", ajoute-t-il. Des pluies abondantes qui, en plus de la chaleur, font penser à un climat de type tropical. "Ҫa y ressemble beaucoup, en tout cas. C'est vrai que ces derniers jours, l'air était très humide. Plus le climat se réchauffe, plus il y a d'humidité dans l'air, c'est un fait scientifique, et plus le risque d'avoir des pluies violentes est élevé. La France reste un pays au climat tempéré, mais qui rentre comme le monde en zone de turbulences", conclut Nicolas Chateauneuf.

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Près de Thionville (Moselle), le 10 juin 2018.
Près de Thionville (Moselle), le 10 juin 2018. (MAXPPP)